Publié le 2025-11-02 16:34:00. Le nouveau navigateur web d’OpenAI, Atlas, semble avoir trouvé une parade pour contourner les paywalls et les blocages de certains grands médias, tels que le New York Times et PCMag. Plutôt que de citer directement les articles originaux, l’outil se tourne vers des sources alternatives sous licence, orientant ainsi les utilisateurs vers la concurrence.
En dépit d’un conflit juridique persistant entre OpenAI et le New York Times concernant l’utilisation supposée non autorisée de contenus, le navigateur Atlas parvient à présenter des informations issues d’articles du quotidien américain. La Revue de journalisme de Columbia a révélé qu’Atlas résume la couverture médiatique à partir d’autres sources comme The Guardian, le Washington Post, Reuters et l’Associated Press. Il est à noter que trois de ces derniers disposent d’accords de licence avec OpenAI.
Ce même traitement est réservé aux articles de PCMag. Sa société mère, Ziff Davis, est également engagée dans une procédure judiciaire contre OpenAI. Dans ce cas également, Atlas agrège les informations en s’appuyant sur des citations, des tweets, du contenu syndiqué et des articles connexes, plutôt que de puiser directement dans la source initiale. Il semblerait même que l’outil puisse dans certains cas déjouer les paywalls en accédant à du contenu masqué par une simple superposition.
Cette stratégie permet à Atlas de contourner à la fois les barrières techniques mises en place par les éditeurs et les risques juridiques potentiels. Pour la presse, cette situation soulève une question complexe : le blocage des robots d’intelligence artificielle pourrait involontairement rediriger les lecteurs vers des concurrents qui ont négocié des accords de licence, même si ces derniers souhaitaient initialement consulter les publications originales.