Publié le 2024-11-26 10:00:00. Le pape Léon XIV effectuera son premier voyage à l’étranger depuis son élection, se rendant en Turquie et au Liban entre fin novembre et début décembre. Cette tournée, qui coïncide avec des commémorations religieuses importantes et des enjeux géopolitiques, vise à renforcer les liens de dialogue et à appeler à la paix.
Le Saint-Père sera en Turquie du 27 au 30 novembre, une visite qui comprendra un pèlerinage à Iznik (l’ancienne Nicée) pour marquer le 1 700e anniversaire du premier concile de Nicée. Il se rendra ensuite au Liban du 30 novembre au 2 décembre.
Le programme détaillé de ce déplacement de six jours sera communiqué ultérieurement, a précisé Matteo Bruni, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège. Ce voyage préparé de longue date fait suite à des invitations des autorités des deux pays.
La visite en Turquie revêt une importance particulière, axée sur le souvenir du concile de Nicée qui a jeté les bases de plusieurs dogmes fondamentaux du christianisme. L’assemblée de 325, convoquée par l’empereur Constantin Ier, a notamment défini le symbole de foi dit de Nicée et la doctrine de la Trinité.
Initialement, le pape François avait prévu d’effectuer ce déplacement en mai dernier, mais son décès le 21 avril a conduit à sa succession. Léon XIV a été élu par le Collège des cardinaux le 8 mai.
Au Liban, la visite du souverain pontife est très attendue et devrait être centrée sur les appels à la paix dans ce pays multi-confessionnel, confronté à des tensions régionales et internes. L’annonce de cette visite en août par le patriarche maronite Bechara Raï avait suscité l’espoir d’un soutien spirituel et diplomatique.
La situation sécuritaire au sud du Liban, marquée par des échanges de tirs et la présence de groupes armés, sera sans doute un sujet de préoccupation durant ce déplacement. Le souverain pontife visitera notamment le monastère de Saint-Charbel, dans le nord de Beyrouth.
Léon XIV sera le troisième pape à se rendre au Liban, après Jean-Paul II en 1997 et Benoît XVI en 2012. Pour le président libanais, Joseph Aoun, il s’agit d’un « moment historique qui réaffirme la place et le rôle de notre pays au cœur de l’Église et dans la conscience du monde, comme espace de liberté, pays de coexistence et message pour l’humanité ». Il a ajouté que la visite papale est « un appel à la paix, aux racines de la présence chrétienne en Orient et à la préservation du modèle libanais, dont le monde et la région ont besoin ».
Le dernier voyage papal en Turquie remonte à 2014, lorsque le pape François s’était rendu à Ankara et Istanbul, axant sa visite sur le dialogue œcuménique et la question migratoire. D’autres souverains pontifes, tels que Benoît XVI, Jean-Paul II et Paul VI, avaient également visité le pays par le passé.