Publié le 10 février 2026. Le Parti libéral-démocrate (PLD) de la Première ministre Sanae Takaichi a remporté une victoire écrasante aux élections législatives japonaises, obtenant une majorité constitutionnelle qui lui confère un pouvoir considérable pour les quatre prochaines années.
- Le PLD a décroché 315 sièges sur 456 à la Chambre basse, soit une majorité des deux tiers.
- Sanae Takaichi devient la première femme à diriger le Japon avec une telle force parlementaire.
- Le parti anti-immigration Sanseito a également progressé, tandis que l’opposition a subi de lourdes pertes.
Les résultats officiels, publiés ce mardi, confirment un raz-de-marée bleu pour le PLD, qui disposait auparavant de seulement 198 sièges. Cette victoire sans précédent permet à Sanae Takaichi, arrivée au pouvoir en octobre dernier, de consolider son programme et de mener à bien ses réformes, notamment une révision constitutionnelle qu’elle a déjà évoquée. Le Parti de l’innovation japonaise (PIJ), allié du PLD, a contribué à ce succès en obtenant 36 sièges, portant le total de la coalition au pouvoir à 351 sièges.
L’opposition a été particulièrement touchée par cette vague conservatrice. Le Parti démocratique constitutionnel et Komeito, ancien partenaire du PLD, ont vu leur nombre de sièges chuter drastiquement, passant respectivement de 167 à 49 sièges. Le parti Sanseito, qui se positionne comme anti-immigration, a quant à lui doublé sa représentation parlementaire, passant de deux à quinze sièges, signe d’une sensibilité croissante de l’électorat à cette question.
Cette majorité qualifiée à la Chambre basse confère au gouvernement la capacité d’annuler les décisions de la Chambre haute, où la coalition est minoritaire. Elle offre également à Sanae Takaichi une marge de manœuvre importante pour entreprendre la réforme constitutionnelle, un projet ambitieux qu’elle a promis de mener à bien. L’ancien président américain Donald Trump a d’ailleurs exprimé son soutien à la Première ministre japonaise et à son programme conservateur.
Sanae Takaichi avait convoqué ces élections anticipées forte de sa popularité, espérant obtenir un mandat clair pour mettre en œuvre ses politiques. Les résultats confirment qu’elle a su capitaliser sur le soutien de l’électorat, ouvrant une nouvelle ère politique pour le Japon.
gs (afp, ap)