Home Accueil Le pas à pas du crime de l’étudiant de Los Andes, Jaime Esteban Moreno, après une fête d’Halloween à Bogota

Le pas à pas du crime de l’étudiant de Los Andes, Jaime Esteban Moreno, après une fête d’Halloween à Bogota

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Publié le 2025-11-04 04:47:00. Un étudiant de l’Université des Andes est décédé dans la nuit du 31 octobre des suites d’une violente agression survenue à la sortie d’une discothèque de Bogotá, marquant la fin tragique d’une soirée d’Halloween. Les autorités ont arrêté un suspect, également étudiant dans la même institution, tandis que l’enquête se poursuit pour identifier d’éventuels complices.

  • Jaime Esteban Moreno Jaramillo, 20 ans, étudiant en ingénierie des systèmes, a succombé à un grave traumatisme crânien après avoir été violemment battu par un groupe de personnes.
  • Juan Carlos Suárez Ortiz, 27 ans, étudiant en génie mécanique à l’Université des Andes, a été arrêté et sa détention a été légalisée par la justice.
  • Les premières hypothèses évoquent une altercation née d’une intolérance suite à un échange verbal devant la discothèque Before Club.

La nuit d’Halloween à Bogotá s’est achevée dans la tragédie pour la famille de Jaime Esteban Moreno Jaramillo. L’étudiant en ingénierie des systèmes à l’Université des Andes a été violemment agressé par un groupe d’individus aux premières heures du 1er novembre, à la sortie de la discothèque Before Club, située au nord de la capitale colombienne. Transporté d’urgence à l’hôpital Simón Bolívar, il est décédé des suites de ses blessures, un grave traumatisme crânien et des lésions thoraciques, malgré les efforts du personnel médical.

Dans la foulée des faits, la police a procédé à l’arrestation de trois personnes : Juan Carlos Suárez Ortiz, Kaleidymar Paola Fernández Sulbarán et Bertha Parra Torres. Selon le commandant de la police de Barrios Unidos, les personnes arrêtées n’avaient pas d’antécédents judiciaires et l’incident aurait débuté par une bagarre. Le parquet a ouvert une enquête pour homicide et a légalisé la capture de Juan Carlos Suárez Ortiz. Les deux femmes ont quant à elles été relâchées par manque de preuves probantes.

Qui est le suspect ?

Juan Carlos Suárez Ortiz, âgé de 27 ans, est également étudiant à l’Université des Andes, dans la filière génie mécanique. Son profil professionnel sur LinkedIn indique des compétences en ingénierie mécanique et industrielle, ainsi qu’une maîtrise d’outils informatiques tels qu’Excel, Matlab, Ansys et Inventor Professional. Inscrit au système d’identification Sisbén comme personne vulnérable, il a toutefois fait l’objet d’avis pour « comportements contraires à la coexistence dans les systèmes de transport collectif de personnes » suite à des infractions dans le réseau TransMilenio. Il ne possède pas de casier judiciaire.

Témoignages et premières versions

Selon un témoin oculaire, l’agression a eu lieu vers 3h25 du matin, lorsque Jaime Moreno et un ami ont quitté la discothèque. Ils auraient été interceptés par un groupe de personnes déguisées. L’un des agresseurs aurait désigné Jaime Moreno, déclarant : « C’était lui, c’était celui de la discothèque ». L’étudiant aurait alors été frappé par derrière, projeté au sol, puis roué de coups au visage, le laissant inconscient sur la voie publique.

Les autorités continuent d’analyser les images de vidéosurveillance issues de la zone et de l’intérieur de la discothèque pour identifier un second agresseur potentiellement impliqué dans l’attaque et pour élucider l’intégralité des faits. La thèse d’une « justice expéditive » suite à un comportement inapproprié présumé de la victime, avancée par la défense, a été fermement rejetée par la représentation des victimes.

Progrès judiciaires et versions contradictoires

Lors de l’audience de légalisation de la capture, les images de vidéosurveillance ont confirmé que Juan Carlos Suárez Ortiz était bien l’auteur des coups portés à Jaime Moreno, le laissant inconscient. L’avocat de la famille de la victime, Camilo Rincón, a annoncé son intention de demander des poursuites pour homicide aggravé, arguant qu’il ne s’agissait pas d’une simple bagarre mais d’une attaque préméditée. Il a également souligné la possible implication d’un second assaillant non encore identifié, qui aurait porté le coup fatal.

La défense a suggéré que l’incident aurait pu découler d’un comportement inadéquat de la victime ou d’une dispute liée à un taxi. Ces versions ont été qualifiées de « ruineuses » et sans fondement par l’avocat de la famille. L’enquête se poursuit activement, s’appuyant sur l’analyse des vidéos et des témoignages pour établir toute la vérité.

Réactions et contexte de l’affaire

L’Université des Andes a exprimé sa profonde tristesse suite au décès de son étudiant, assurant son soutien à la famille et aux proches, et activant les protocoles de soutien psychologique. L’institution a également affirmé sa pleine collaboration avec les autorités dans le cadre de l’enquête.

La famille, les amis et les collègues de Jaime Esteban Moreno Jaramillo le décrivent comme un jeune homme calme, passionné par les échecs et d’une grande discipline. Ses parents ont fait part de leur immense douleur, décrivant la perte d’un « être merveilleux et irremplaçable ». L’avocat de la famille a pointé du doigt une « culture de violence qui s’installe chez les jeunes » comme étant à l’origine de cette agression.

Funérailles et recherche de justice

Les funérailles de Jaime Esteban Moreno Jaramillo se sont déroulées le lundi 3 novembre à la Paroisse Cristo Rey, avant son inhumation au cimetière Jardines de Paz. Durant la cérémonie, un sentiment unanime de demande de justice a régné, appelant à l’arrestation de tous les responsables de cet acte.

María del Mar Pizarro, propriétaire de la discothèque Before Club, a exprimé sa solidarité avec la famille de la victime, précisant que les autorités n’avaient pas encore sollicité les enregistrements de sécurité des locaux, qui sont jugés essentiels par les enquêteurs pour déterminer le déroulement des faits et identifier le deuxième suspect. L’affaire est désormais entre les mains du parquet, qui devrait déposer des accusations formelles le 5 novembre.

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