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le Premier ministre « anéanti » par les violences

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Des affrontements violents ont éclaté lundi soir à Sydney entre manifestants pro-palestiniens et les forces de l’ordre, lors d’une visite officielle du président israélien Isaac Herzog. L’événement, qui coïncide avec un hommage aux victimes d’une attaque antisémite survenue en décembre, a suscité l’indignation du Premier ministre australien.

Anthony Albanese a déclaré mardi être « anéanti » par les scènes de violence. « Ce sont vraiment des scènes qui, selon moi, ne devraient pas se produire », a-t-il affirmé à la radio, tout en défendant l’action de la police. Il a souligné que les manifestants avaient été informés des itinéraires autorisés pour leur défilé, mais que certains avaient tenté de s’en écarter.

La police a utilisé du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants, touchant également des journalistes présents, dont certains de l’Agence France-Presse (AFP). Vingt-sept personnes ont été arrêtées, dont dix pour violences envers les forces de l’ordre. Les forces de l’ordre font l’objet de critiques suite à la diffusion d’une vidéo montrant des agents bousculant des hommes musulmans en prière près de l’hôtel de ville de Sydney, où se déroulait la manifestation.

La visite du président Herzog est un hommage aux victimes de l’attaque du 14 décembre sur la plage de Bondi, la plus meurtrière en Australie depuis plus de trois décennies. L’attaque avait fait 15 morts. Mardi, le président israélien doit rencontrer les familles des victimes, notamment un survivant de la Shoah de 87 ans, un couple qui avait tenté d’intercepter les assaillants, ainsi qu’une fillette de dix ans.

Sajid Akram et son fils Naveed sont accusés d’avoir ouvert le feu sur une foule célébrant la fête juive de Hanouka à Bondi. Sajid Akram a été tué par la police, tandis que Naveed Akram a été inculpé pour crimes terroristes et meurtres. Les autorités estiment que l’attentat était inspiré par l’idéologie du groupe jihadiste État islamique (EI), mais qu’il n’y avait pas eu d’aide extérieure ni de lien avec une organisation terroriste.

Le Premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud, Chris Minns, a reconnu les « circonstances incroyablement difficiles » auxquelles la police a été confrontée, soulignant que la manifestation se déroulait à proximité d’un hommage aux victimes de l’attaque de Bondi.

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