Home International Le Premier ministre japonais parie sur une grande victoire aux élections législatives anticipées

Le Premier ministre japonais parie sur une grande victoire aux élections législatives anticipées

0 comments 29 views

Publié le 8 février 2026 à 03h23. Le Japon se rend aux urnes ce dimanche dans des élections législatives anticipées qui pourraient propulser au pouvoir Sanae Takaichi, une figure nationaliste d’extrême droite soutenue par l’ancien président américain Donald Trump.

  • Sanae Takaichi, première femme à diriger le gouvernement japonais, a convoqué ces élections pour tenter de consolider sa popularité.
  • Les sondages prévoient une victoire confortable du Parti libéral-démocrate (PLD), au pouvoir depuis des décennies.
  • Donald Trump a publiquement apporté son soutien à Takaichi, la qualifiant de « leader fort, puissant et sage ».

Les bureaux de vote ont ouvert ce dimanche matin au Japon, marquant le début d’un scrutin anticipé qui pourrait redessiner le paysage politique du pays. Les premiers résultats sont attendus peu après la fermeture des bureaux à 20h00 heure locale (11h00 GMT). Les enjeux de cette élection sont considérables, alors que la Première ministre Sanae Takaichi, arrivée au pouvoir en octobre dernier, cherche à obtenir un nouveau mandat fort.

Les sondages d’opinion donnent le PLD largement en tête, avec une probabilité élevée de remporter plus des 233 sièges nécessaires pour obtenir la majorité à la Chambre basse du Parlement, qui compte 465 membres. Takaichi, 64 ans, a misé sur une campagne axée sur la prospérité et la sécurité du Japon, promettant de relancer la croissance économique et de renforcer les contrôles à l’immigration.

Lors d’un rassemblement électoral à Tokyo samedi, devant des milliers de partisans, la dirigeante nationaliste a déclaré vouloir rendre son pays « plus prospère et plus sûr ». Elle s’est également présentée comme une admiratrice de Margaret Thatcher, promettant d’« appuyer sur le bouton de croissance » pour dynamiser l’économie japonaise. Sur la question sensible de l’immigration, elle a affirmé que les critères d’entrée étaient déjà « devenus un peu plus stricts, de sorte que les terroristes, mais aussi les espions industriels, ne peuvent pas entrer facilement ».

La campagne de Takaichi a été marquée par une approche directe et un appel au vote personnel. Elle a même interrogé les électeurs sur sa propre légitimité, demandant : « Takaichi est-il qualifié pour être Premier ministre ? » Son gouvernement bénéficie actuellement d’un taux d’approbation d’environ 70 %, un niveau de popularité rarement atteint par ses prédécesseurs.

L’annonce de la dissolution de la Chambre basse le 19 janvier a déclenché une campagne éclair de seulement 16 jours. Cette décision audacieuse témoigne de la confiance de Takaichi en sa capacité à obtenir un nouveau mandat populaire.

De l’autre côté de l’Atlantique, l’ancien président américain Donald Trump a apporté son soutien explicite à Takaichi, la qualifiant de « leader fort, puissant et sage, et quelqu’un qui aime vraiment son pays ». Il a également exprimé son impatience de la recevoir à la Maison Blanche le 19 mars.

Les positions fermes de Takaichi sur l’immigration semblent avoir marginalisé le parti populiste « Sanseito », qui avait fait de la défense des intérêts nationaux son cheval de bataille. « Les mots qu’elle utilise sont faciles à comprendre », explique Mikitaka Masuyama, professeur de politique japonaise à l’Institut national d’études politiques (GRIPS). Il souligne que, contrairement à son prédécesseur Shigeru Ishiba, qui avait tendance à s’exprimer de manière académique, Takaichi s’adresse directement aux préoccupations économiques des Japonais.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.