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Le premier triomphe institutionnel du Président sera l’approbation du budget national

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Publié le 2025-11-08 04:47:00. Après sa victoire aux législatives, le gouvernement de Javier Milei s’apprête à présenter le projet de loi de finances pour 2026. Ce texte, s’il est adopté, constituera un outil crucial pour légitimer l’action de son administration et entériner l’accord avec le Fonds monétaire international.

  • Le gouvernement argentin vise l’approbation du budget 2026 avant fin décembre 2025.
  • Ce budget doit légaliser l’accord de facilités étendues avec le Fonds monétaire international (FMI).
  • Il formalise également le programme d’austérité budgétaire du président Javier Milei.

La victoire électorale du 26 octobre offre à Javier Milei l’opportunité d’obtenir l’approbation du projet de loi de finances pour 2026. Ce texte, qualifié de « loi des lois », devrait être voté par les deux chambres du Congrès national durant la session extraordinaire prévue du 11 au 31 décembre 2025. Pour la première fois sous son mandat, le président Milei disposera ainsi d’un instrument législatif majeur, susceptible de conforter sa crédibilité auprès des acteurs nationaux et internationaux.

L’adoption de ce budget marque une rupture avec la gestion de l’exercice 2023, marquée par l’utilisation d’un budget résiduel de 2022 dans un contexte d’inflation galopante excédant les 200 %. Les informations émanant de la Casa Rosada suggèrent que les votes nécessaires seraient déjà acquis. Au-delà des bancs de La Libertad Avanza et du PRO, le soutien attendu proviendrait de législateurs mandatés par des gouverneurs rencontrés récemment, ainsi que d’élus fédéraux, radicaux et divers.

L’approbation du budget entraînera deux conséquences politico-économiques majeures. Premièrement, elle permettra de valider l’accord de facilités étendues signé avec le Fonds monétaire international le 11 avril. Jusqu’à présent, cet accord bénéficiait d’une légalité précaire, reposant sur un décret d’urgence (DNU) dont la validité expire le 31 décembre. Le FMI avait conditionné la poursuite de cet accord à sa légalisation pour l’année suivante via le budget national. L’inscription des engagements financiers avec le FMI, incluant la nouvelle dette d’environ 20 milliards de dollars, dans le budget national entérinera définitivement l’accord, rendant toute contestation par le kirchnérisme résiduel plus difficile.

Deuxièmement, le budget 2026 officialisera le programme d’ajustement fiscal du gouvernement libertaire. Les restrictions budgétaires imposées par l’exécutif trouveront leur justification dans les différents postes sectoriels de l’administration publique. Une fois le budget approuvé, il deviendra plus complexe d’adopter de nouvelles lois augmentant les dépenses dans des domaines tels que l’éducation, la santé ou les affaires sociales.

Le projet de budget 2026 affiche des objectifs ambitieux :

  • Solde budgétaire : Un excédent primaire de 1,5 % du PIB et un excédent financier (après paiement des intérêts) de 0,3 %.
  • Règle de stabilité budgétaire : Des ajustements automatiques prévus en cas de baisse des revenus ou de hausse des dépenses.
  • Financement du Trésor : Arrêt du financement par la Banque Centrale.
  • Inflation attendue : 10,1 % par an.
  • Croissance du PIB : 5 % en 2026.
  • Investissement : +9,4 %, soutenu par les entrées de devises.
  • Consommation privée : +4,9 %.
  • Dépenses sociales : 85 % du budget consacrés au « capital humain », avec des hausses réelles de +5 % pour les retraites, +17 % pour la santé et +8 % pour l’éducation.
  • Taux de change projeté : 1 423 $ argentins par dollar à fin 2026.

Le texte prévoit des mécanismes d’ajustement automatique pour garantir la soutenabilité budgétaire. Cependant, des incohérences subsistent entre les objectifs affichés : une croissance de 5 % combinée à une inflation à un chiffre et un excédent budgétaire simultanés paraissent difficilement réalisables, surtout en cas de détérioration du contexte international ou d’absence de réformes structurelles profondes. Ces défis, bien que notables, semblent relativisés par l’enthousiasme post-électoral.

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