Publié le 22 octobre 2025, 15:26. Le président élu de la Bolivie, Rodrigo Paz Pereira, a marqué une rupture nette avec la politique étrangère de son prédécesseur en annonçant que les dirigeants du Venezuela, de Cuba et du Nicaragua ne seraient pas conviés à sa cérémonie d’investiture le 8 novembre prochain. Cette décision symbolise un réancrage du pays dans les valeurs démocratiques du continent.
- Rodrigo Paz Pereira a exclu les représentants de Cuba, du Venezuela et du Nicaragua de son investiture, arguant de l’absence de démocratie dans ces régimes.
- Il a officialisé l’invitation de la leader de l’opposition vénézuélienne, María Corina Machado, la qualifiant d' »inspiration pour la démocratie en Amérique latine ».
- Cette orientation marque un tournant clair pour la Bolivie, qui entend désormais privilégier les relations basées sur les principes démocratiques.
Rodrigo Paz Pereira, un centriste, a justifié son choix en affirmant que les régimes de ces trois pays « ne sont pas des gouvernements démocratiques ». Cette prise de position tranche avec l’alignement idéologique de l’administration sortante, marquant ainsi une nouvelle orientation diplomatique pour la Bolivie. « Nous sommes un pays démocratique. Bien qu’il y ait des relations diplomatiques à respecter, nos conditions relationnelles sont basées sur la démocratie », a-t-il déclaré lors d’un entretien accordé à CNN en espagnol. Il a insisté sur le fait qu’il ne souhaitait pas que son pays soit associé à des régimes autoritaires, renforçant son engagement à réorienter la Bolivie sur l’axe démocratique latino-américain et à renforcer les liens avec les nations qui défendent les libertés et l’État de droit.

Dans un geste fort, Rodrigo Paz a également annoncé avoir échangé lundi par téléphone avec María Corina Machado, leader de l’opposition vénézuélienne. Il lui a officiellement signifié son invitation à la cérémonie d’investiture. Le président élu bolivien n’a pas caché son admiration pour Mme Machado, la décrivant comme « une source d’inspiration pour la démocratie en Amérique latine ». L’exclusion des représentants de La Havane, Managua et Caracas est ainsi perçue comme le premier acte majeur de la nouvelle administration bolivienne pour affirmer son allégeance aux valeurs démocratiques continentales.
