Publié le 10 février 2026 13:31:00. Un expert du sommeil a témoigné vendredi dans le cadre d’une affaire pénale, analysant des vidéos pour déterminer si la victime était en état de consentir. Son expertise porte sur les phases du sommeil et le niveau de réactivité dans ces différentes phases.
- Un chercheur spécialisé dans le sommeil a été appelé à témoigner dans une affaire d’agression sexuelle.
- Il a examiné des vidéos présentées comme des preuves par l’accusation.
- L’expert souligne qu’il est difficile d’affirmer avec certitude que la victime dormait uniquement sur la base de ces images.
Le Dr Ståle Pallesen, spécialiste du sommeil, a été auditionné vendredi devant le tribunal. Son témoignage visait à éclairer la question du consentement de la victime dans une affaire d’agression sexuelle. L’accusation s’appuie sur quatre vidéos, dont l’analyse a été demandée à l’expert.
Selon le procureur, ces vidéos montrent une agression alors que la femme se trouvait dans un état de vulnérabilité, potentiellement incapable de s’opposer à l’acte. Le Dr Pallesen a expliqué au tribunal les différentes phases du sommeil et le seuil d’éveil associé à chacune d’entre elles.
Dans son analyse, il a déclaré, selon le journal VG, que les vidéos suggèrent que la femme n’aurait peut-être pas pu résister à l’agression en raison de son état de sommeil.
« Dans l’ensemble, les vidéos pertinentes concordent avec le fait qu’elle n’a peut-être pas pu s’opposer à l’acte sexuel à cause du sommeil. »
Ståle Pallesen, chercheur sur le sommeil
Cependant, le Dr Pallesen a nuancé son propos, soulignant la brièveté des séquences vidéo et l’impossibilité de conclure définitivement à un état de sommeil.
« Si tu veux être sûr à cent pour cent qu’une personne dort, tu dois effectuer des mesures physiologiques de l’activité cérébrale, des mouvements oculaires et de la tension musculaire. Ici, c’est hors de question. »
Ståle Pallesen, chercheur sur le sommeil
Il a précisé que seule une analyse physiologique complète permettrait de confirmer un état de sommeil.
L’affaire suit son cours et les conclusions de l’expert seront prises en compte par le tribunal dans sa décision.