Le secrétaire d’État américain Marco Rubio se rendra à la Conférence de Munich sur la sécurité la semaine prochaine, un déplacement scruté à la lumière des critiques acerbes formulées l’année dernière par son homologue, le vice-président JD Vance, à l’égard des politiques européennes. Cette participation intervient alors que les tensions internationales persistent et que les relations transatlantiques restent sous surveillance.
Marco Rubio participera à cette conférence annuelle, qui se tiendra du 13 au 15 février en Allemagne, un forum majeur où responsables politiques et experts en sécurité internationale débattent des enjeux mondiaux. Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, les discussions se concentrent particulièrement sur la dissuasion envers Moscou et la recherche d’une solution au conflit.
L’édition 2023 de la Conférence de Munich avait été marquée par une intervention controversée du vice-président Vance, alors représentant de l’administration Trump. Au lieu de promouvoir la coopération, il avait vivement critiqué les politiques européennes, notamment celles visant à réglementer les discours de haine et l’extrême droite. Il avait notamment déclaré : « La liberté de la presse est en retrait. » Ces propos avaient suscité une vague de réactions négatives et mis à mal les relations avec les alliés européens.
Sous la présidence Trump, les relations avec l’Europe avaient été tendues, avec des exigences formulées à l’égard des pays de l’OTAN concernant le financement de leur propre sécurité et même des propositions d’achat du Groenland danois. L’attention se porte donc sur les positions que Marco Rubio, considéré comme un potentiel candidat républicain à l’élection présidentielle de 2028, exposera à Munich.
Après la conférence, le secrétaire d’État Rubio effectuera une tournée en Europe centrale. Il se rendra à Bratislava, en Slovaquie, les 15 et 16 février, où il discutera avec les autorités slovaques des moyens de renforcer la coopération bilatérale en matière d’énergie nucléaire et de diversification énergétique, ainsi que de moderniser l’armée slovaque et de soutenir son rôle au sein de l’OTAN. Il abordera également les préoccupations en matière de sécurité régionale.
Il se rendra ensuite à Budapest, en Hongrie, pour rencontrer des responsables hongrois et promouvoir les intérêts bilatéraux et régionaux partagés, notamment en matière de coopération énergétique et de recherche d’une solution pacifique aux conflits internationaux. Ce déplacement intervient alors que la Hongrie se prépare à des élections générales le 12 avril, et que l’ancien président Trump a récemment apporté son soutien public au Premier ministre hongrois Viktor Orbán.