Publié le 11 octobre 2025 07:33:00. Une soirée quiz musicale a révélé un fossé générationnel inattendu pour une participante, qui a constaté que ses connaissances musicales des années 1960 ne trouvaient pas d’écho dans les questions abordant les décennies suivantes.
- L’auteure, persuadée de sa maîtrise des tubes d’antan, s’est retrouvée démunie face à des questions portant sur la musique des années 1970 à 2020.
- La soirée, initialement envisagée comme une occasion récréative, s’est transformée en une illustration concrète du décalage entre les générations musicales.
Forte d’une passion de longue date pour la musique, l’auteure a vu son cerveau se remplir au fil des années de mélodies, de paroles et de noms de groupes, un répertoire qu’elle pensait inépuisable. Des souvenirs précis de chansons emblématiques des années 60, comme celles de Buffalo Springfield ou des Zombies, lui revenaient sans effort. Elle pouvait réciter des titres comme « Ode to Billy Joe » de Bobbie Gentry ou encore se rappeler les paroles de « Harper Valley PTA ». Même des classiques de l’époque de ses parents, tels que « Chattanooga Choo-Choo » ou « Mairzy Doats », faisaient partie de sa mémoire auditive, enrichie par les références aux opéras célèbres entendus dans les dessins animés de Bugs Bunny.
Confiante dans ses connaissances, elle s’est inscrite à un concours de quiz musical, entraînant des amis avec elle. L’ambiance était festive, les tables remplies de joueurs visiblement engagés. Cependant, au moment où l’animateur a annoncé que les questions couvriraient la musique des années 1970 aux années 2020, une douche froide est tombée. Les plus jeunes membres de son équipe semblaient déjà prêts, tandis que l’auteure ressentait un net désarroi. Si elle possédait quelques repères des années 70, son quotidien de jeune mère à l’époque l’avait éloignée des tendances musicales qui n’apparaissaient pas dans des émissions pour enfants comme « Mr. Rogers’ Neighborhood » ou « Sesame Street ».
Alors que les questions fusent, décrivant des paroles incompréhensibles et un langage qu’elle peinait à saisir, l’auteure observe l’effervescence autour d’elle. Les crayons crissent sur le papier, les esprits s’activent, tandis qu’elle reste figée, un sourire forcé aux lèvres. L’électricité dans l’air contrastait avec son sentiment d’isolement musical. La musique de son enfance et de sa jeunesse, celle qui l’avait accompagnée durant les différentes étapes de sa vie, semblait avoir laissé place à un univers sonore totalement étranger.
À la première pause, sa frustration monte. Elle estime avoir payé pour partager son savoir, et se retrouve face à un mur d’ignorance musicale. « Je vais me plaindre à quelqu’un », a-t-elle marmonné à un coéquipier, regrettant l’absence de tubes des années 50 et 60. Sur le point de vouloir exprimer son mécontentement, elle a été arrêtée par le regard plein de compassion de son ami, un jeune d’une vingtaine d’années. Ce dernier semblait la considérer avec la même indulgence que celle qu’on accorde parfois à des membres plus âgés de la famille lors de réunions.
Elle a alors réalisé qu’elle était probablement la personne la plus âgée présente. Les références à « Mrs. Brown had a lovely daughter », « Eskimo Nell » ou encore au boomerang qui ne revient pas lui semblaient être des reliques d’un temps révolu pour la majorité des participants. Un sentiment de perte s’est installé, concluant que les autres n’avaient tout simplement pas été « born to be wild » comme elle. Une conclusion qui l’a amenée à envisager de futures activités musicales au sein de communautés de retraités pour tester sa mémoire musicale, le résultat de cette soirée étant une nette déception.
Robin Garrison Leach peut être contacté à robinwrites@yahoo.com.