Home International Le Venezuela, troisième pays le plus corrompu au monde en 2025

Le Venezuela, troisième pays le plus corrompu au monde en 2025

0 comments 36 views

Publié le 2026-02-10 10:22:00. Le Venezuela figure pour la deuxième année consécutive parmi les pays les plus corrompus au monde, selon l’Indice de perception de la corruption (IPC) 2025 de Transparency International, tandis que les États-Unis enregistrent leur score le plus bas depuis des années.

  • Le Venezuela se classe 180ème sur 182 pays, en tête du palmarès des nations les plus corrompues d’Amérique latine.
  • Les États-Unis ont atteint leur score le plus bas jamais enregistré dans l’IPC, reflétant une érosion de l’intégrité institutionnelle.
  • L’Uruguay reste l’un des pays les mieux classés de la région, mais Transparency International met en garde contre un possible recul.

Le Venezuela continue de figurer parmi les pays les plus touchés par la corruption à l’échelle mondiale. L’Indice de perception de la corruption (IPC) 2025, publié par l’organisation non gouvernementale Transparency International (TI), place le pays sud-américain en 180ème position sur 182 nations analysées, confirmant sa position de leader en matière de corruption sur le continent américain. L’indice évalue les niveaux de corruption perçus dans le secteur public des différents pays, attribuant un score allant de 0 (corruption élevée) à 100 (corruption très faible), sur la base de 13 sources de données indépendantes.

La région américaine affiche une note moyenne de 42 sur 100 dans l’IPC 2025. Si l’Uruguay, le Chili et le Costa Rica se distinguent par des scores relativement élevés, la tendance générale est à la dégradation. Sur les 33 pays américains étudiés, 12 ont connu une détérioration significative depuis 2012, date de la dernière mise à jour de la méthodologie de l’étude. Seule la République dominicaine (avec 37 points) et la Guyane (40 points) ont enregistré des progrès, gagnant chacun un point.

Selon Transparency International, des années d’inaction gouvernementale ont fragilisé les institutions démocratiques et favorisé l’expansion de la criminalité transnationale organisée.

« Des années d’inaction du gouvernement ont érodé la démocratie et permis la croissance de la criminalité transnationale organisée, nuisant directement aux populations en portant atteinte aux droits de l’homme, aux services publics et à la sécurité. »

Transparency International

Dans des pays comme le Mexique (27 points), le Brésil (35 points) et la Colombie (37 points), la corruption facilite l’infiltration de la criminalité organisée dans la sphère politique, selon le rapport. Le Venezuela, avec un score de seulement 10 points, se retrouve aux côtés de la Somalie et du Soudan du Sud, qui affichent également 9 points, en bas du classement mondial.

Le score du Venezuela est inférieur à la moyenne mondiale (et américaine) de 42 points sur 100. Il est également inférieur à la moyenne des pays considérés comme ayant des « régimes non démocratiques » (selon l’indice de démocratie de l’unité de renseignement de The Economist), qui affichent un score moyen de 32 points. Le rapport qualifie le Venezuela d’« autocratie totale », où la corruption est systémique et imprègne tous les niveaux de l’État. Il souligne que des années de corruption et d’activités illicites ont conduit à la pauvreté et à la malnutrition.

Le rapport met en évidence le rôle des dirigeants vénézuéliens dans le dépouillement des institutions de contrôle et l’utilisation des entreprises publiques, notamment le géant pétrolier PDVSA, à des fins personnelles. PDVSA aurait perdu plus de dix milliards de dollars en raison de manipulations des taux de change et d’un programme de cryptomonnaie.

À l’opposé, le Danemark (89 points), la Finlande (88 points) et Singapour (84 points) occupent les premières places du classement. L’Uruguay (73 points) et la Barbade (68 points) figurent également parmi les pays les mieux classés de la région, mais Transparency International exprime son inquiétude face à une possible stagnation ou à un recul de leurs scores.

Les États-Unis, avec 64 points, ont enregistré leur score le plus bas depuis le début de l’IPC, marquant une tendance à la baisse. L’ONG explique que, bien que l’impact des événements de 2025 ne soit pas encore pleinement pris en compte, les récentes mesures visant à restreindre les voix indépendantes et à porter atteinte à l’indépendance judiciaire suscitent de vives préoccupations. De plus, le gel temporaire et l’affaiblissement de l’application du Foreign Corrupt Practices Act (FCPA) américain sont perçus comme un signe de tolérance envers les pratiques commerciales corrompues. La réduction de l’aide américaine à la société civile à l’étranger a également affaibli les efforts mondiaux de lutte contre la corruption. Depuis 2015, les États-Unis ont perdu douze points, passant d’un score de 76 à 64.

rml (TI, efe, afp)

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.