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Legacy Media Begging Stars to Get More Political

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Les cérémonies de remise de prix, autrefois un reflet de la culture populaire, sont devenues un champ de bataille idéologique, au détriment de leur audience. Une pression croissante est exercée sur les célébrités pour qu’elles prennent position sur des questions politiques, une tendance dénoncée par certains comme une forme de harcèlement.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : l’audience des Oscars a chuté de plus de 55 millions de téléspectateurs en 1998 à un peu plus de 9 millions en 2021, avant un léger redressement à 19,5 millions en 2023 et 2025. Si divers facteurs, tels que la prolifération des offres de divertissement et la saturation médiatique, peuvent expliquer cette baisse, certains estiment que la politisation excessive des événements a contribué à éloigner une partie du public.

Il y a quelques années, les remises de prix semblaient se transformer en plateformes de campagne pour le Parti démocrate américain. Des références à l’actualité politique, des discours engagés et des accessoires symboliques étaient monnaie courante. L’acteur Robert De Niro avait notamment suscité la controverse en proférant des insultes à l’encontre de l’ancien président Donald Trump lors des Tony Awards. Brad Pitt, en recevant l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour « Once Upon a Time… in Hollywood », avait fait une allusion à John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de l’époque, qui s’est rapidement avérée malvenue.

Selon un article du New York Times, les producteurs des Oscars étaient capables de suivre l’évolution de l’audience en temps réel et constataient une baisse d’audience à chaque prise de position politique d’une célébrité. Pourtant, ils ont rarement tenté de modérer leurs invités ou de les encourager à se concentrer sur leur travail.

Cette tendance a particulièrement irrité les spectateurs de centre-droit et conservateurs, qui se sont progressivement détournés de ces événements. Récemment, les cérémonies de remise de prix ont semblé adopter un ton plus mesuré, mais cette retenue est fragile. Les Grammys de cette année ont vu plusieurs artistes dénoncer les actions des agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) et promouvoir des idées progressistes controversées, comme la notion de « terres volées ».

Le magazine The Hollywood Reporter a salué cette résurgence de l’activisme lors des remises de prix, et s’inquiète même que les critiques formulées par le sénateur républicain Ted Cruz à l’égard des propos de Billie Eilish sur les « terres volées » ne conduisent à une autocensure. « Il sait que ses commentaires peuvent avoir un effet dissuasif sur les futures déclarations politiques », a souligné l’article.

Cette pression ne va que dans un sens. Il est peu probable qu’un article similaire soit publié si des célébrités s’exprimaient en faveur de positions conservatrices. Le quotidien USA Today a récemment incité le chanteur Bad Bunny à prendre position lors de son spectacle du Super Bowl, mais il a finalement choisi de se concentrer sur sa musique et de rendre hommage à Porto Rico.

Cette situation rappelle les tentatives répétées de la presse pour pousser Taylor Swift et Jimmy Fallon à exprimer leurs opinions politiques. Swift a fini par se déclarer ouvertement progressiste, tandis que Fallon a transformé son émission en une version allégée de celle de Colbert. Conséquence : son audience est inférieure à celle de « Jimmy Kimmel Live! » et « The Late Show ».

L’actrice Sydney Sweeney est la dernière en date à subir cette pression. Critiquée pour une publicité American Eagle jouant sur le mot « jeans » (gènes en anglais), elle a refusé de s’excuser ou de se qualifier d’« alliée », ce qui lui a valu une nouvelle vague d’attaques dans la presse. Dans un article récent, le magazine Cosmopolitan l’a harcelée pour qu’elle prenne position, malgré son désir affiché de ne pas aborder les questions politiques. « J’ai toujours été là pour faire de l’art, ce n’est donc pas une conversation que je veux mettre au premier plan. Et je pense que, à cause de cela, les gens veulent aller encore plus loin et m’utiliser comme leur propre pion », a-t-elle déclaré.

« Être d’accord avec nous… ou sinon. Le message n’est plus subtil », conclut l’analyse, soulignant que la neutralité ou la simple expression du talent ne sont plus suffisantes.

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