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Le pontife a reçu environ 130 participants au séminaire sur «Création, NatureEnvironnement pour un monde de paix »ce matin, organisé par l’Académie pontificale de la théologie, et les exhorte à poursuivre le chemin de la pensée tirée par Saint-Augustin, Saint Thomas et Rosmini bénie, et à cultiver une« théologie incarnée », près des« douleurs et joies de l’homme.
Daniele Piccini – Vatican Ciudad
«Je vous invite à cultiver une théologie basée sur la rencontre personnelle et transformatrice avec Christ et incarné dans les événements concrètes de l’humanité actuelle.» Il s’agit d’une «théologie de la sagesse», capable de donner des réponses judicieuses aux défis numériques, que le pape Leo XIV a demandé à cultiver les près de 130 participants au séminaire international, promu par l’Académie pontificale de la théologie, intitulée «Création, nature, environnement pour un monde de paix», a reçu ce matin, le 13 septembre, dans la salle de la limentine du Vatican Apostolic Palace.
Une réflexion au-delà de toute barrière
Dans son discours, le pontife a brièvement résumé les objectifs du symposium, tenu les jeudi 11 et vendredi 12 à la Pio IV Casina, dans les jardins du Vatican, et s’est concentré sur les questions aimées «également pour ses prédécesseurs, San Juan Pablo II, Benèdic XVI et Francisco», tels que «durabilité environnementale» et la «garde de la création». Il a ensuite souligné que «l’effort pour améliorer les conditions environnementales et sociales de notre monde» nécessite «l’engagement de chacun». Un besoin que, selon le Pape, le séminaire a pris en compte, proposant une approche adéquate «interculturelle et inter-religieuse», «une attitude de solidarité et de collaboration qui dépasse les barrières et les frontières régionales, nationales, culturelles et même religieuses». Une approche qui, a poursuivi Leo XIV, «est propice à des échanges supplémentaires et de plus en plus intenses, pour des initiatives incisives et fructueuses».
Théologie «à la sortie»
Le pape attribue la théologie, qui est «une dimension constitutive du missionnaire et l’évangélisation de l’action de l’Église», la tâche de réaliser cette réflexion. Précisément parce que «visé à tous les hommes de tous les temps», la théologie nécessaire pour remplir cette mission doit être, avec une expression inventée par le pape François, «en sortie», c’est-à-dire capable de rejoindre «la rigueur scientifique avec la passion pour l’histoire; une théologie incarnée, imprégnée de douleur, de joies, d’attentes et d’espoirs».
Modèles Agustín, Tomás et Rosmini
Le pape León a souligné les modèles historiques d’une «théologie sapientiale» capable de synthétiser «ces différents aspects»: les «grands parents et professeurs de l’antiquité», qui «savait combiner la foi et la raison, la réflexion, la prière et la praxis». Parmi eux, Saint Augustine, «toujours actuel exemple», a expliqué le pontife, qui a cultivé une théologie ne comptait pas comme une «recherche abstraite», mais comme «le fruit de l’expérience de Dieu et la relation vitale avec lui». L’évêque de Hippo, en particulier avec ses confessions, a proposé précisément une «réflexion théologique incarnée et capable de répondre aux exigences spirituelles, doctrinales, pastorales et sociales de son temps». Saint Thomas a ensuite systématisé la voie «existentielle et affective» Augustin «avec les instruments de la raison aristotélicienne», comprenant la théologie comme «Sapida scientia», c’est-à-dire comme «sagesse». Cette élaboration intellectuelle a ensuite été achevée par Antonio Rosmini, qui, selon Leo XIV, «a considéré la théologie comme une expression sublime de la charité intellectuelle».
Théologie et intelligence artificielles
Le pape a ensuite souligné les «défis numériques» comme la prochaine frontière d’application des travaux théologiques.
Un témoignage important de la connaissance de la foi au service de l’homme, dans toutes ses dimensions – personnel, social et politique – est la doctrine sociale de l’Église, appelée aujourd’hui pour donner des réponses sages aux défis numériques.
Dans cette recherche de réponses, la théologie est «directement remise en question», «parce qu’une approche exclusivement éthique du monde complexe de l’intelligence artificielle ne suffit pas.» La discipline «sage» a la tâche de fournir une «vision anthropologique selon laquelle une action éthique basée» est nécessaire, a soutenu le pape, «retourne à la question habituelle: qui est l’homme, quelle est sa dignité infinie, irréductible pour tout androïde numérique?»
Dialogue avec toutes les disciplines
À la fin de son discours, Leo XIV a encouragé les théologiens à dialoguer «non seulement avec la philosophie, mais aussi avec la physique, la biologie, les sciences économiques, les sciences juridiques, la littérature et la musique, pour apporter la bonne levure de l’Évangile à différentes cultures» et «développer et incarner cette théologie sapientielle, au service de l’église et du monde».