Home International Les armes horribles d’Israël éliminent les traces des habitants de Gaza

Les armes horribles d’Israël éliminent les traces des habitants de Gaza

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Publié le 14 février 2026. Des milliers de Palestiniens sont devenus « invisibles » à Gaza depuis le début de la guerre en octobre 2023, leurs corps ayant été réduits en néant par des armes à haute température utilisées par l’armée israélienne, selon une enquête d’Al Jazeera.

  • Une enquête d’Al Jazeera révèle que des milliers de Palestiniens sont classés comme « évaporés » à Gaza, ne laissant que des traces minimes de leur présence.
  • L’utilisation présumée de munitions thermiques et thermobariques, fournies par les États-Unis, est pointée du doigt.
  • Des experts juridiques estiment que cette utilisation d’armes pourrait constituer un génocide mondial.

L’enquête spéciale d’Al Jazeera, diffusée le 9 février, met en lumière une réalité glaçante : des milliers de Palestiniens ont disparu de manière si complète que leurs corps ne peuvent être identifiés. Les équipes de la protection civile de Gaza ont recensé au moins 2 842 cas de personnes « évaporées », ne laissant derrière elles que des éclaboussures de sang ou de minuscules fragments de chair. Ces chiffres, basés sur des observations de terrain, ne sont pas des estimations, mais des constats directs.

Selon Mahmoud Bassal, porte-parole de l’autorité de protection civile de Gaza, une méthode rigoureuse est utilisée pour déterminer ces cas. Elle consiste à comparer le nombre de personnes connues pour se trouver dans un bâtiment attaqué avec le nombre de corps retrouvés après l’impact.

« Si une famille nous informe qu’il y a cinq personnes à l’intérieur et que nous ne trouvons que trois corps intacts, nous considérons les deux autres comme « évaporés » après une recherche approfondie qui ne révèle que des traces biologiques – des éclaboussures de sang sur les murs ou de petits fragments ressemblant à du cuir chevelu »

Mahmoud Bassal, porte-parole de l’autorité de protection civile de Gaza

Le témoignage de Yasmin Mahani, une habitante de Gaza, illustre la détresse de ces familles. Elle n’a pu retrouver le corps de son fils Saad après la destruction de l’école al-Tabin, le 10 août 2024.

« Je suis entrée dans la mosquée et je me suis retrouvée à marcher sur de la chair et du sang »

Yasmin Mahani, résidente palestinienne

Après des jours de recherches infructueuses dans les hôpitaux et les morgues, elle a dû accepter l’impensable : « Nous n’avons rien trouvé chez Saad. Il n’y avait même pas un corps à enterrer. C’était la partie la plus difficile. »

L’enquête d’Al Jazeera attribue ce phénomène à l’utilisation systématique de munitions thermiques et thermobariques par l’armée israélienne. Ces armes, qui produisent des températures supérieures à 3 500 degrés Celsius, sont capables de vaporiser les tissus humains. Plusieurs types de munitions fournies par les États-Unis seraient utilisées, notamment la bombe MK-84 (poids : 900 kg, contenant du tritonal), la bombe anti-bunker BLU-109 et la bombe planante de précision GBU-39.

L’expert militaire russe Vasily Fatigarov explique que les armes thermobariques ne se contentent pas de tuer, elles détruisent la matière. Elles déploient un nuage de carburant qui crée une énorme boule de feu et un effet de vide. La GBU-39, selon lui, est capable de « tuer via des ondes de pression qui endommagent les poumons et des ondes thermiques qui brûlent les tissus mous ». Des fragments de GBU-39 ont été retrouvés sur des sites où des Palestiniens ont été déclarés « disparus ».

Face à ces révélations, des experts juridiques estiment que l’utilisation de ces armes pourrait engager la responsabilité non seulement d’Israël, mais aussi des pays occidentaux qui les fournissent. Diana Buttu, avocate et chargée de cours à l’Université de Georgetown au Qatar, a déclaré :

« Il s’agit d’un génocide mondial, pas seulement d’un génocide commis par Israël »

Diana Buttu, avocate et chargée de cours à l’Université de Georgetown au Qatar

Pour en savoir plus : L’enquête complète d’Al Jazeera (« Le reste de l’histoire »).

(rfs/déc)

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