Home International Les chercheurs préviennent: l’Europe se tient devant le choc froid

Les chercheurs préviennent: l’Europe se tient devant le choc froid

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Publié le 2025-10-06 08:37:00. L’Europe pourrait connaître un hiver glacial dans les décennies à venir, un scénario causé par un possible ralentissement, voire un effondrement, du Gulf Stream, alerte un climatologue néerlandais.

  • Un refroidissement drastique de l’Europe, avec des températures jusqu’à 10°C inférieures à la normale, est envisagé.
  • Des chutes de température extrêmes, atteignant jusqu’à -20°C, sont possibles dans certaines régions de Norvège.
  • Cet affaiblissement serait causé par l’apport accru d’eau douce dans l’Atlantique Nord suite à la fonte du Groenland.

René Van West, chercheur à l’Université d’Utrecht, met en garde contre un risque de « choc de froid » sur le continent. Dans un entretien accordé au quotidien BILD, il décrit des hivers glaciaux potentiels, avec des températures de près de 10 degrés en deçà des moyennes habituelles, y compris en Allemagne.

Ce phénomène serait directement lié à la déstabilisation croissante du Gulf Stream, ce courant marin majeur qui transporte les eaux chaudes des tropiques vers le nord de l’Atlantique. L’apport massif d’eau douce, provenant de la fonte accélérée du bouclier de glace du Groenland et de précipitations plus intenses, rendrait l’eau de surface plus légère. Cette eau moins dense perturberait la descente des eaux plus froides et salées, élément essentiel du moteur de cette immense circulation océanique. L’augmentation de la température des eaux de surface ne ferait qu’accentuer cet effet.

« Les mois d’hiver glaciaux avec jusqu’à 10 degrés de moins que d’habitude sont un scénario réaliste. »

René Van West, physicien du climat

En cas d’effondrement du Gulf Stream, les conséquences climatiques seraient mondiales. Si l’Europe s’orienterait vers un refroidissement marqué, d’autres régions de l’hémisphère sud pourraient subir un réchauffement encore plus prononcé, accompagné de sécheresses ou de pluies diluviennes. René Van West souligne cependant que cet effondrement n’est pas une fatalité.

« Nous devons réduire considérablement nos émissions et au moins nous en tenir à l’accord sur le climat de Paris pour éviter ce point de bascule. »

René Van West, physicien du climat

La réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre et le respect des engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris sont jugés cruciaux pour éviter d’atteindre ce « point de bascule » aux conséquences potentiellement irréversibles.

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