Home International Les craintes privées de l’Europe face au plan de Trump pour Gaza – POLITICO

Les craintes privées de l’Europe face au plan de Trump pour Gaza – POLITICO

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Publié le 14 octobre 2025. Alors que Donald Trump et Benyamin Netanyahou affichaient une entente cordiale en Israël, des voix s’élèvent à Bruxelles et ailleurs en Europe pour réclamer justice et responsabilité concernant le conflit à Gaza. Les dirigeants européens appellent à maintenir la pression sur Israël et plaident pour un rôle accru de l’Union européenne dans les futures négociations de paix.

  • Des voix s’élèvent à Bruxelles pour exiger justice et responsabilité pour les 60 000 morts à Gaza.
  • L’Allemagne envisage de réévaluer son interdiction d’exporter des armes vers Israël.
  • La France et le Royaume-Uni soulignent la nécessité de maintenir la pression sur le gouvernement Netanyahou.
  • L’Europe souhaite jouer un rôle central dans le processus de paix initié par Trump.

La visite de Donald Trump en Israël, marquée par des échanges de félicitations avec le Premier ministre Benyamin Netanyahou, a suscité une certaine appréhension parmi les responsables européens. Une proposition de Trump visant à accorder une grâce à Netanyahou pour des accusations de corruption dans son pays a été perçue comme une volonté de tourner la page. Cependant, cette attitude contraste avec les appels à la justice et à la responsabilité émanant de Bruxelles.

Un haut responsable européen, s’exprimant anonymement, a insisté sur le fait qu’Israël doit être tenu pour responsable des événements qualifiés par certains de « génocide » à Gaza. « Ce qui est fondamental dans tout processus de paix, c’est que justice soit rendue et que les responsabilités soient clairement établies. N’oublions pas que 60 000 innocents ont perdu la vie et que Gaza est en ruines », a-t-il déclaré, soulignant l’ampleur de la tragédie humanitaire.

Vue aérienne de la bande de Gaza détruite
« N’oublions pas que 60 000 innocents ont été tués et que Gaza est détruite », a affirmé un représentant du gouvernement européen. | Omar Al-Qattaa/AFP via Getty Images

Dans un contexte de crise humanitaire aiguë, l’Allemagne avait précédemment interdit l’exportation d’armes vers Israël destinées à être utilisées à Gaza. Aujourd’hui, le gouvernement allemand se penche sur la possibilité de lever ces restrictions, examinant si les conditions actuelles le permettent. Cette réévaluation témoigne d’une volonté d’adapter la politique de défense aux évolutions de la situation.

À Paris, malgré les défis internes auxquels est confronté le gouvernement français, la détermination à conserver un levier de négociation demeure. « Nous devons conserver [la menace de sanctions] et leur retrait doit être conditionné. Tout ce qui a été obtenu de Netanyahou l’a été sous la contrainte. Il n’est pas temps de relâcher la pression », a confié un ancien responsable français, jugeant la situation encore trop précaire pour un assouplissement.

Au Royaume-Uni, un député du parti travailliste au pouvoir a également exprimé sa réticence à lever les sanctions, estimant qu’il était prématuré d’envisager un tel scénario. « J’ai le fort sentiment qu’une pression sur Israël restera nécessaire », a-t-il déclaré, soulignant la persistance des enjeux.

Le rôle de l’Europe dans la résolution du conflit

Les responsables européens insistent pour jouer un rôle de premier plan dans le processus de paix à venir. Ils revendiquent une place au sein du « conseil de la paix » proposé par Donald Trump, qui aurait pour mission de superviser la gestion de Gaza. Le président américain est resté évasif quant à la composition de ce conseil, renvoyant les questions à son envoyé spécial, Steve Witkoff, qui a indiqué que de nombreux candidats étaient envisagés.

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