Publié le 2025-10-02 15:02:00. L’Union européenne explore l’utilisation des avoirs russes gelés pour soutenir l’Ukraine, mais des divergences subsistent quant à la répartition des risques et aux garanties juridiques. Les discussions se poursuivent, notamment au sein du G7, alors que la Russie menace de réagir à d’éventuelles confiscations.
- La Belgique insiste sur un partage équitable des risques entre les États membres de l’UE et des protections juridiques face aux exigences de Moscou.
- La France et le Luxembourg partagent ces préoccupations concernant les implications juridiques.
- Les dirigeants européens soutiennent le principe d’utiliser les fonds russes, mais attendent de la Commission européenne qu’elle détaille les aspects financiers et légaux du plan.
Alors que le principe d’utiliser les avoirs russes gelés pour soutenir l’Ukraine progresse, des voix s’élèvent pour réclamer une mutualisation des risques entre les pays de l’Union européenne. La Belgique, en particulier, a posé comme condition un partage équitable des responsabilités et des garanties juridiques solides face à d’éventuelles représailles de la part de Moscou. La France et le Luxembourg ont également fait part de leurs interrogations quant aux conséquences légales de telles mesures.
La Commission européenne est désormais chargée d’élaborer les détails financiers et juridiques de ce mécanisme. Cependant, la complexité du dossier, déjà qualifié de « volumineux travail » par le Financial Times, laisse présager que le projet ne sera pas prêt pour le prochain sommet européen, prévu dans trois semaines à Bruxelles.
Parallèlement, la question des actifs russes a été abordée lors d’une réunion en ligne des ministres des Finances du G7. Les représentants européens ont tenté de convaincre leurs homologues de rejoindre l’initiative de l’UE. Selon Politico, la Banque Centrale Européenne (BCE) exprimerait des craintes quant à une possible érosion de la confiance dans l’euro. Le soutien des États-Unis et du Japon pourrait toutefois atténuer ces répercussions.
Friedrich Merz, chancelier allemand, s’était précédemment montré favorable à l’idée de transférer 140 milliards d’euros à l’Ukraine via un mécanisme de prêt et de réparation.
Dans ce contexte, le président russe Vladimir Poutine a signé le 30 septembre un décret autorisant la vente de nouveaux actifs fédéraux. D’après l’agence Bloomberg, la Russie se préparerait à nationaliser et à céder rapidement des actifs étrangers en réponse à une potentielle confiscation de ses fonds détenus à l’étranger.