Publié le 2025-10-04 19:13:00. L’Europe accueille avec un optimisme prudent l’annonce d’une possible avancée vers la paix à Gaza, suite à l’acceptation par le Hamas de libérer des otages. Cette nouvelle intervient après des mois de conflit intense et dans un contexte humanitaire critique.
- Le Hamas a accepté de libérer les 48 otages israéliens restants après les attaques du 7 octobre 2023.
- Les dirigeants européens expriment leur espoir mais soulignent la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat et d’un accès humanitaire sans entrave.
- Cette nouvelle coïncide avec la déportation par Israël d’activistes européens qui tentaient de rejoindre Gaza avec une aide humanitaire.
L’annonce du président américain Donald Trump, visant à établir un plan de paix pour Gaza, a été reçue avec enthousiasme par les institutions européennes. António Costa, président du Conseil européen, a salué la réponse du Hamas comme une étape significative. « La paix à Gaza pourrait enfin être à notre portée. La réponse du Hamas à la proposition du président américain est une avancée importante », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux, appelant à la libération des otages et à un accès humanitaire sans obstacles. L’Union européenne s’engage à soutenir les efforts pour une paix juste et durable et une solution à deux États.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a également manifesté son optimisme, soulignant l’opportunité à saisir. « Il faut profiter de ce moment. Un cessez-le-feu immédiat à Gaza et la libération de tous les otages sont à notre portée », a-t-elle affirmé, rappelant le soutien européen à la fin des souffrances civiles et à la solution de deux États. Ces déclarations contrastent avec la division persistante au sein de l’Europe concernant la position à adopter vis-à-vis d’Israël. De plus, la déportation par Israël des participants à la Flottille Global Sumud, qui tentait d’acheminer de l’aide humanitaire à Gaza, a suscité peu de réactions officielles, malgré la présence de nombreux citoyens européens à bord.
La situation à Gaza, marquée par des bombardements israéliens intenses et un lourd bilan humain, avait déjà conduit Ursula von der Leyen à envisager la suspension partielle de l’accord commercial entre l’UE et Israël et des sanctions contre deux ministres israéliens extrémistes, des décisions restant toutefois soumises à l’approbation des 27 États membres.
Emmanuel Macron, président français, a également réagi positivement, remerciant Donald Trump pour son « engagement envers la paix ». « L’engagement du Hamas doit être honoré sans délai. Nous avons maintenant l’occasion de faire des progrès décisifs vers la paix », a-t-il tweeté, assurant que la France jouerait pleinement son rôle dans les efforts internationaux. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Friedrich Merz, a quant à lui déclaré : « Les otages doivent être libérés. Le Hamas doit être démantelé. Les combats doivent cesser immédiatement. Tout cela doit se produire très rapidement. C’est la meilleure opportunité de paix depuis près de deux ans. »
Keir Starmer, son homologue britannique, a salué le « pas en avant important » que représente l’acceptation du Hamas. « Nous soutenons fermement les efforts du président Trump, qui nous rapprochent de la paix. Il y a maintenant une occasion de mettre fin aux combats, de ramener les otages chez eux et de faire parvenir l’aide humanitaire à ceux qui en ont tant besoin. »
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, s’est montré plus mesuré, considérant que la réponse du Hamas « n’est pas une étape définitive ; de nombreux obstacles subsistent ». Il a souligné la nécessité de désarmer l’organisation palestinienne et de faire cesser les actions militaires israéliennes, affirmant que seule « l’existence d’un État palestinien réaliste et viable apportera la paix au peuple palestinien et au peuple d’Israël ».
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est dit « encouragé » par la déclaration du Hamas et a exhorté « toutes les parties à en profiter pour mettre fin au conflit tragique » dans la bande de Gaza. Il a réitéré son appel à un cessez-le-feu immédiat et permanent, à la libération inconditionnelle des otages et à un accès humanitaire sans restriction. Stéphane Dujarric, porte-parole de M. Guterres, a précisé que le chef de l’ONU avait remercié le Qatar et l’Égypte pour leur médiation et assuré le soutien des Nations Unies à tous les efforts visant à éviter de nouvelles souffrances.
Enfin, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a appelé Israël à « cesser immédiatement ses attaques ». « Le Hamas a montré, comme il l’a fait à plusieurs reprises auparavant, qu’il est disposé à la paix », a-t-il déclaré, estimant que cet espoir de paix « devrait être autorisé à se concrétiser ».