Publié le 10 février 2024 à 14h30. L’Écosse a infligé à l’Angleterre une défaite cinglante (31-20) à Murrayfield lors du Tournoi des Six Nations, mettant fin à une série de douze victoires consécutives des Anglais et relançant le débat sur l’avenir de l’équipe nationale.
- L’Écosse a pris un départ fulgurant, menant 17 à 0 après seulement 14 minutes de jeu.
- L’expulsion de l’ailier anglais Henry Arundell a pesé lourdement sur le match, l’Écosse exploitant pleinement sa supériorité numérique.
- Finn Russell a été le maître à jouer de l’Écosse, orchestrant une attaque fluide et rapide qui a déstabilisé la défense anglaise.
La domination anglaise, jusque-là incontestée, s’est effondrée face à une Écosse revigorée et déterminée à effacer la déception de sa récente défaite face à l’Italie. Les Ecossais, galvanisés par leur public et par l’enjeu de ce match face à leur plus vieux rival, ont pris le contrôle du jeu dès les premières minutes. Leur vitesse d’exécution et leur capacité à exploiter les espaces ont rapidement mis l’Angleterre en difficulté.
L’entraîneur écossais Gregor Townsend s’est dit ravi de la performance de son équipe :
« Je pense que c’était l’un des meilleurs matchs que nous ayons jamais joués. C’est tout ce que vous voulez en tant qu’entraîneur. Je pensais que c’était l’un des meilleurs matchs de Finn Russell pour l’Écosse et le rythme de travail de nos attaquants était superbe. »
Gregor Townsend, entraîneur de l’Écosse
L’Angleterre, pourtant favorite, a semblé dépassée par l’intensité du jeu écossais. Les erreurs se sont accumulées, notamment sur les phases de jeu arrêtées, et la défense anglaise a peiné à contenir les assauts écossais. L’exclusion précoce d’Henry Arundell, sanctionné pour un plaquage dangereux, a compliqué davantage la tâche des Anglais. Son premier carton jaune, puis son expulsion définitive, ont laissé l’Angleterre en infériorité numérique pendant une part importante du match.
Malgré le retour d’Arundell, l’Écosse a continué de dominer, inscrivant des essais par Huw Jones et Jamie Ritchie. L’Angleterre a bien tenté de réagir, notamment grâce à un essai de George Ford, mais n’a jamais réussi à renverser la tendance. Le dernier essai anglais, marqué par Ben Earl, est venu trop tard pour espérer un retour possible.
L’entraîneur anglais Steve Borthwick a reconnu la supériorité de l’Écosse :
« Nous sommes amèrement déçus lors de ces 20 premières minutes, l’Écosse qui était en tête devant nous et qui a joué pendant si longtemps avec 14 hommes. La façon dont l’Écosse peut déplacer le ballon vers les bords sans notre ailier – cela nous a exposé là-bas et cela nous a donné trop de choses à faire. »
Steve Borthwick, entraîneur de l’Angleterre
Cette victoire est d’autant plus significative pour l’Écosse que l’équipe était sous pression après sa défaite inattendue face à l’Italie la semaine précédente. Elle permet à Gregor Townsend de calmer les critiques et de consolider sa position, au moins pour l’instant. Cette sixième victoire contre l’Angleterre en neuf rencontres, sous la direction de Townsend, est un soulagement pour les supporters écossais.
Townsend a souligné l’importance de cette victoire pour les fans :
« Nous leur avons donné de quoi crier pour les 12 prochains mois. »
Gregor Townsend, entraîneur de l’Écosse
Le match a également été marqué par la performance exceptionnelle de Finn Russell, qui a orchestré l’attaque écossaise avec maestria. Contre l’Italie, l’Écosse n’avait effectué aucun saut de ligne. Ce samedi, elle en a réalisé dix rien qu’en première mi-temps, témoignant d’une approche offensive audacieuse et efficace. Un coup de main de Russell, avec Tom Roebuck dans son visage, a préparé le premier essai de Jones.
L’Écosse a également brillé par son efficacité au pied, Russell réussissant les cinq transformations. Il y a un an, une transformation manquée de Russell avait coûté la victoire à l’Écosse face à l’Angleterre.
Parallèlement, en Irlande, l’équipe nationale a battu l’Italie 20 à 13, après avoir concédé une défaite face à la France lors de la première journée du Tournoi des Six Nations.