Home International Les États-Unis et la « menace » de déploiement avancé du F-22… L’Iran apaisé avec des droits de développement pétrolier

Les États-Unis et la « menace » de déploiement avancé du F-22… L’Iran apaisé avec des droits de développement pétrolier

0 comments 29 views

Publié le 26 février 2026 à 09h31. À la veille de nouvelles négociations à Genève, les États-Unis et l’Iran s’affrontent dans une escalade de tensions, marquée par un déploiement militaire américain en Israël et des sanctions économiques ciblant le secteur pétrolier iranien.

Les États-Unis ont renforcé leur posture militaire au Moyen-Orient en déployant douze chasseurs furtifs F-22 Raptor sur une base israélienne, une première. Ce déploiement, annoncé le 25 février, est interprété comme un signal fort de dissuasion à l’égard de l’Iran, alors que les négociations indirectes doivent reprendre jeudi à Genève. L’armée américaine a également acheminé des avions ravitailleurs et des avions de transport vers l’aéroport Ben Gourion près de Tel Aviv, selon des médias israéliens.

Parallèlement, Washington a intensifié la pression économique sur Téhéran en imposant des sanctions à un réseau de navires, surnommé la « Shadow Fleet », accusés de transporter pour des centaines de millions de dollars de pétrole brut et de produits pétrochimiques iraniens. Le réseau d’approvisionnement en armes iranien basé aux Émirats arabes unis a également été visé. Ces mesures, annoncées par le Trésor américain et le Département d’État, visent à couper les principales sources de financement de l’Iran avant les négociations.

Le vice-président américain JD Vance a souligné la détermination de son pays dans une interview accordée à Fox News :

« Nous espérons parvenir à une bonne solution sans la force militaire, mais le président a toute autorité pour utiliser la force militaire si nécessaire. »

JD Vance, vice-président américain

En réponse à cette pression accrue, l’Iran semble chercher à offrir des concessions économiques significatives aux États-Unis. Selon le Financial Times, Téhéran proposerait des droits de développement conjoints pour le pétrole et le gaz naturel, ainsi que des droits d’exploitation de minéraux clés. Cette stratégie s’inspirerait de tactiques antérieures employées par l’administration Trump, qui avait exigé des contrats pétroliers en échange de concessions au Venezuela.

Cependant, l’efficacité de cette approche est remise en question. Des experts internationaux estiment que le programme nucléaire iranien est en grande partie arrêté depuis une opération militaire américaine l’année dernière. David Albright, directeur de l’Institut pour la science et la sécurité internationale (ISIS), a analysé que « les images satellite et la surveillance montrent que le programme nucléaire iranien a été pratiquement arrêté depuis l’opération militaire américaine de l’année dernière ». Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), maintient également qu’il n’existe aucune preuve que l’Iran ait repris ses activités d’enrichissement.

Les négociations à Genève s’annoncent donc complexes, avec des positions divergentes et une escalade de tensions qui rendent un accord incertain.

[김유신 기자 / 한상헌 기자]

Si vous avez aimé cet article, superVeuillez appuyer sur .

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.