Publié le 24 février 2026 16:33:00. Les États-Unis tentent de parvenir à un accord sur l’Ukraine avant les célébrations du 250e anniversaire de l’indépendance américaine, mais les perspectives de succès semblent minces face à l’intransigeance de Moscou.
Selon des informations obtenues par Bloomberg, l’administration américaine souhaite conclure un accord avant le 4 juillet prochain, date à laquelle le président Donald Trump prévoit une grande célébration du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis. Cependant, des responsables européens et de l’OTAN estiment qu’il n’y a actuellement aucun signe que le président russe Vladimir Poutine soit disposé à faire des concessions significatives.
Trois cycles de négociations tripartites, qui se sont tenus à Abou Dhabi et à Genève cette année, n’ont jusqu’à présent abouti à aucun résultat concret. L’Ukraine, quant à elle, a été largement tenue à l’écart de ces discussions directes entre Washington et Moscou, tandis que les deux puissances se livrent à une sorte de compétition pour déterminer qui fera les premiers pas.
Les enjeux sont de taille : soit la Russie acceptera de revoir certaines de ses exigences, notamment le contrôle total des territoires de l’est du Donbass, soit les États-Unis réduiront leur soutien à l’Ukraine. Kiev, pour sa part, a rejeté la demande russe de retrait de ses troupes des zones fortifiées de la région de Donetsk, proposant à la place un cessez-le-feu le long de la ligne de front actuelle.
Washington a proposé la création d’une zone économique libre sur le territoire contesté, ainsi que des garanties de sécurité pour l’Ukraine en cas de nouvelles attaques russes. Toutefois, certains alliés de Kiev craignent que Poutine n’accepte un cessez-le-feu superficiel, permettant ainsi à Trump de revendiquer un succès dans la résolution du conflit, tout en continuant secrètement à déstabiliser l’Ukraine par des actions de sabotage, une guerre hybride ou des ingérences électorales. Des diplomates européens, sous couvert d’anonymat, ont exprimé ces inquiétudes.
« Rien n’indique que le président russe Vladimir Poutine soit prêt à parvenir à un accord qui ne répondrait pas à ses exigences fondamentales »
Bloomberg