Publié le 21 février 2026. Le Département d’État américain s’apprête à lancer « Freedom.gov », une plateforme destinée à contourner la censure internet dans des pays comme la Chine et l’Iran, mais aussi à répondre aux inquiétudes croissantes concernant les restrictions de la liberté d’expression en Europe.
- Le Département d’État américain a développé une plateforme, « Freedom.gov », pour permettre l’accès à un internet non censuré.
- La plateforme sera disponible sur iOS et Android et fonctionnera avec un système de connexion simplifié.
- « Freedom.gov » est conçue pour garantir l’anonymat des utilisateurs et protéger leur vie privée.
Washington s’apprête à lancer une nouvelle initiative pour contrer la censure en ligne à travers le monde. La plateforme « Freedom.gov », développée par le Département d’État américain, vise à offrir aux internautes de Chine, d’Iran et d’autres pays soumis à une surveillance stricte un accès à un environnement internet libre de toute restriction, similaire à celui des États-Unis. Le lancement officiel est prévu dans les prochaines semaines, sous l’égide du secrétaire d’État américain Marco Rubio.
Selon des informations diffusées par Fox News, « Freedom.gov » sera accessible via des applications mobiles et des versions de bureau pour les systèmes d’exploitation iOS et Android. L’outil se distinguera par sa simplicité d’utilisation, permettant aux utilisateurs de se connecter à un réseau non censuré en un seul clic. Un accent particulier a été mis sur la protection de la vie privée et la sécurité des utilisateurs.
La plateforme adopte un modèle open source, ce qui signifie que son code est accessible à tous pour examen et modification. De plus, elle intègre un mécanisme d’anonymisation sophistiqué qui ne conserve aucune trace de l’adresse IP de l’utilisateur, de ses activités de navigation ou de toute autre donnée personnelle identifiable. Un responsable du Département d’État a expliqué à Fox News :
« Pour une transparence totale, nous avons rendu Freedom.gov complètement open source, mais nous l’avons également rendu complètement anonyme. Tout le monde peut voir comment cela fonctionne. Personne, y compris nous, ne peut vous suivre ou vous identifier. »
Cette initiative intervient dans un contexte mondial de renforcement des réglementations numériques. Au-delà de la censure exercée par le « Grand Pare-feu » chinois et le blocus internet iranien, « Freedom.gov » cible également les systèmes de censure de contenu en vigueur en Europe, qui se sont durcis ces dernières années. L’entrée en vigueur de la loi européenne sur les services numériques (DSA) et de la loi britannique sur la sécurité en ligne impose aux plateformes de supprimer les discours haineux et les contenus extrémistes, suscitant des inquiétudes aux États-Unis quant à une potentielle restriction de la liberté d’expression.
Sarah Rogers, sous-secrétaire d’État à la diplomatie publique et directrice du Bureau de la liberté numérique au sein du Département d’État, est l’une des principales figures derrière ce projet.
« Freedom.gov est la dernière initiative du Département d’État pour protéger et promouvoir les libertés fondamentales, tant en ligne qu’hors ligne »,
a-t-elle déclaré.
« Ce projet est d’envergure mondiale, mais il est profondément ancré dans l’esprit américain : honorer notre engagement envers la liberté d’expression à l’approche du 250e anniversaire de notre nation. »
Techniquement, la plateforme pourrait intégrer une fonctionnalité de réseau privé virtuel (VPN) permettant de masquer l’origine géographique du trafic internet des utilisateurs, en le faisant apparaître comme provenant des États-Unis. L’URL de « Freedom.gov » a déjà été enregistrée auprès du système de connexion fédéral. Selon Reuters, la conception du site web a été confiée au National Design Studio, fondé par l’ancien président Donald Trump, et Edward Coristine, ancien membre du Département de l’efficacité du gouvernement (DOGE), serait également impliqué dans le développement.
Bien que des rumeurs aient circulé concernant un éventuel retard du projet en raison de questions juridiques, un porte-parole du Département d’État a démenti ces informations, réaffirmant que la « liberté numérique » reste une priorité pour l’administration américaine, notamment en matière de protection de la vie privée et de lutte contre la censure. Cette action témoigne de la volonté de Washington de faire de la « protection de la liberté d’expression » un pilier central de sa politique étrangère. Avant le second mandat de Trump, le gouvernement américain finançait déjà des VPN commerciaux et d’autres outils pour aider les citoyens de Chine, d’Iran, de Russie, de Biélorussie, de Cuba, du Myanmar et d’autres pays à accéder à l’information.