Publié le 6 février 2026 à 20h56. Le troisième volet de la saga horrifique The Strangers, sorti en salles, déçoit les attentes et peine à justifier l’existence même de cette trilogie, selon une critique récente.
- Le film, réalisé par Renny Harlin, manque cruellement de tension et d’originalité.
- Le personnage principal, Maya, interprété par Madelaine Petsch, apparaît dénué de réaction face à des événements horribles.
- L’intrigue, qui devait opposer Maya au chef des assassins, se résume à une série de dialogues insipides et de décisions illogiques.
The Strangers – Chapitre 3, disponible depuis peu dans les salles obscures, laisse un sentiment de vide et d’inachevé. Le film, qui conclut une trilogie débutée avec le premier volet en 2008, peine à offrir une conclusion satisfaisante à l’histoire de Maya, survivante confrontée à des tueurs masqués sans motif apparent. L’absence de développement narratif et de profondeur thématique est pointée du doigt par les critiques.
Dans ce troisième opus, Maya, après avoir réussi à éliminer l’une des trois figures emblématiques des « Étrangers » – surnommée « Pin-Up Girl » – se retrouve face à un dilemme. Au lieu d’une confrontation haletante avec « Scarecrow », le chef du groupe, le film prend une tournure inattendue. Une rencontre étonnamment calme entre les deux protagonistes révèle un passé commun tragique, celui d’avoir chacun causé la mort d’un être cher à l’autre. Scarecrow propose alors à Maya de quitter la ville, mais, comme il est de mise dans un film d’horreur, elle choisit de rester, entraînant ainsi une nouvelle escalade de violence.
Le scénario accumule les incohérences. Maya, dotée d’un véhicule d’évasion performant, le détruit par négligence. Le nombre de victimes s’alourdit, au point de soulever la question d’une éventuelle catastrophe sanitaire dans la ville. Mais le plus déconcertant reste le manque de réaction de Maya face à la brutalité des événements. Lorsqu’elle assiste à l’assassinat d’une personne qu’elle devrait théoriquement apprécier, elle ne manifeste aucune émotion, aucun signe de détresse.
Cette absence d’investissement se traduit également par l’introduction de personnages secondaires rapidement éliminés, sans que le spectateur ait le temps de s’y attacher. Les motivations des antagonistes restent floues, et les scènes censées dévoiler leurs origines n’apportent aucune réelle éclaircissement. Le film manque cruellement de sang et de suspense, malgré un nombre élevé de morts. Les spectateurs en quête de sensations fortes pourraient préférer se tourner vers d’autres productions, comme Send Help de Sam Raimi, sorti récemment.
« C’est le pire volet d’une trilogie de films sur lesquels je n’ai sincèrement rien de vraiment positif à dire. »
Critique (non nommé dans la source)
En définitive, The Strangers – Chapitre 3 apparaît comme une conclusion décevante à une trilogie qui n’a jamais réussi à captiver pleinement le public. Le film souffre d’un manque d’ambition, de nuances et de tension, et laisse une impression de paresse créative. Même si Madelaine Petsch avait montré un certain potentiel dans le deuxième volet, elle semble ici dénuée de toute expression, comme si l’ensemble de l’équipe avait perdu tout intérêt pour le projet après trois films consécutifs.