Publié le 25 octobre 2025. Les principales factions palestiniennes, y compris le Hamas, ont accepté de confier la gestion de la bande de Gaza à un comité de technocrates indépendants après la fin du conflit. Cette décision, issue de pourparlers au Caire, vise à jeter les bases d’une future gouvernance et d’une stratégie nationale unifiée.
- Un accord a été trouvé pour qu’un comité de technocrates indépendants prenne la direction de la bande de Gaza après la guerre.
- Ce comité sera chargé de gérer les affaires courantes et les services, en collaboration avec des partenaires arabes et internationaux.
- L’objectif est également de travailler à une position commune pour relever les défis de la cause palestinienne et relancer l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).
Dans une déclaration commune rendue publique vendredi, les groupes palestiniens ont fait état de leur accord pour « confier la gestion de la bande de Gaza à un comité palestinien intérimaire composé de technocrates indépendants ». Cette entité aura pour mission de « gérer les affaires de base en matière de vie et de services en coopération avec les frères arabes et les institutions internationales », selon les termes du communiqué. Les factions se sont également engagées à œuvrer pour une « position commune » afin de « faire face aux défis auxquels est confrontée la cause palestinienne ».
La déclaration appelle à une réunion de toutes les forces et factions palestiniennes pour « se mettre d’accord sur une stratégie nationale et relancer l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) en tant que seul représentant légitime du peuple palestinien ». Il est rappelé que le Hamas n’est pas membre de l’OLP, organisation actuellement dominée par le Fatah, son ancien rival.
Ces développements font suite à des rencontres tenues au Caire. Jeudi 23 octobre, des délégations du Hamas et du Fatah s’étaient entretenues pour discuter de la seconde phase d’un cessez-le-feu à Gaza, sous l’égide des États-Unis. Selon une source proche des discussions, les deux parties ont convenu de « poursuivre les réunions dans la période à venir et de travailler à l’organisation d’un front palestinien interne face aux défis posés par le gouvernement israélien ».
Parallèlement à ces échanges entre le Hamas et le Fatah, le chef des renseignements égyptiens, Hassan Rashad, a rencontré de hauts responsables de plusieurs factions palestiniennes majeures, dont le Jihad islamique, allié du Hamas, ainsi que le Front démocratique de libération de la Palestine et le Front populaire de libération de la Palestine, deux composantes de l’OLP.
Le Hamas et le Fatah entretiennent une profonde rivalité politique historique, marquée par des affrontements après les élections de 2006, qui ont longtemps entravé les efforts en faveur de l’unité nationale palestinienne. En décembre 2024, un accord avait déjà été trouvé pour former un comité chargé de gérer conjointement la bande de Gaza après la guerre, un accord qui avait suscité des critiques, notamment de la part de membres du Fatah.
Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis 2007, a par le passé affirmé qu’il ne souhaitait pas diriger la région après le conflit, tout en rejetant les appels à désarmer ses combattants.