Publié le 2025-10-18 08:16:00. Un club de football anglais permet à des personnes atteintes de la maladie de Parkinson de retrouver le plaisir du jeu, offrant ainsi une bouffée d’air frais et une activité physique bénéfique pour le corps et l’esprit.
- Le Portishead Town FC a créé une équipe de footballeurs ambulants atteints de la maladie de Parkinson.
- Ces joueurs témoignent d’une amélioration de leurs capacités motrices lorsqu’ils jouent.
- L’activité favorise également la socialisation et le bien-être mental des participants.
Au Portishead Town FC, le football transcende les défis posés par la maladie de Parkinson. Nigel Osmond, manager de l’équipe, observe avec enthousiasme les progrès de ses quelque vingt joueurs. Ces derniers se préparent pour leur premier match officiel, démontrant une motivation sans faille malgré les symptômes de leur affection. « Ces gens donnent le meilleur d’eux-mêmes, ils cherchent juste à rester actifs, ils n’abandonneront pas », affirme M. Osmond, visiblement fier de son équipe.
Les séances d’entraînement ont lieu chaque vendredi sur un terrain synthétique, financé en partie par une enveloppe de 700 000 livres sterling issue d’un fonds dédié au football féminin. Pour certains participants, l’impact est remarquable. Nigel Osmond rapporte : « Ces personnes avaient parfois du mal à franchir une simple marche pour entrer dans un vestiaire. Mais dès qu’ils commencent à jouer au football, quelque chose opère. Ils oublient leurs difficultés et parviennent à bouger bien mieux qu’ils ne le pourraient dans d’autres circonstances. »
Ian Humphreys, diagnostiqué il y a un an, a retrouvé sa place sur le terrain en tant qu’ailier, après deux décennies d’absence. Bien qu’il ne se considère pas comme « exceptionnellement doué », il apprécie par-dessus tout le lien créé avec d’autres personnes confrontées à des problématiques similaires. « C’est étonnant de voir comment nombre de ceux qui peinent à marcher normalement, dès qu’ils ont un ballon à leurs pieds, se métamorphosent. On ne peut pas se laisser enfermer par la maladie de Parkinson, il faut saisir les opportunités qui se présentent », confie-t-il.
Heidi Taylor-Feld, responsable du développement régional pour Parkinson’s UK, explique ce phénomène par le caractère plus automatique des mouvements lors de la pratique sportive. « On mobilise quelque chose de plus instinctif », souligne-t-elle, ajoutant que « la présence du ballon encourage simplement ce mouvement. » Elle insiste sur l’importance cruciale pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson de rester actives. « Cela peut aider à gérer les symptômes physiques, mais aussi à sortir, à rencontrer d’autres personnes. C’est bénéfique pour la santé mentale. »
La dimension sociale et la camaraderie jouent un rôle primordial, selon Mme Taylor-Feld. « Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson se sentent souvent isolées, comme si elles étaient les seules à vivre cela », observe-t-elle. Andrew Youngs, dont le diagnostic date de cinq ans, témoigne de cette nouvelle dynamique. Pour son 80e anniversaire en janvier, il a reçu sa première paire de chaussures de football, une belle façon de célébrer sa passion retrouvée. Après les matchs, le club-house devient un lieu d’échange privilégié : « C’est agréable de pouvoir ensuite prendre une tasse de thé ou de café et discuter de la façon dont le match s’est déroulé », raconte-t-il.
L’année prochaine, un tournoi organisé par Parkinson’s UK est prévu, promettant de renforcer encore davantage ces liens et de mettre en lumière les bienfaits du sport adapté.