Home International Les géants occidentaux de la technologie devraient-ils s’associer au réseau pro-Hamas Al Jazeera ? – Le résumé du chiffrement

Les géants occidentaux de la technologie devraient-ils s’associer au réseau pro-Hamas Al Jazeera ? – Le résumé du chiffrement

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Google a choisi Al Jazeera comme partenaire technologique principal pour un ambitieux projet d’intégration de l’intelligence artificielle (IA) générative dans ses processus de production. Cette collaboration soulève des inquiétudes quant à la diffusion potentielle d’informations biaisées et à l’influence d’un média financé par un État sur l’espace informationnel mondial.

Le programme, baptisé « The Core », permettra à Al Jazeera d’automatiser des tâches telles que la recherche d’archives, la création de visualisations de données et la génération de scripts. Grâce aux plateformes d’IA de Google, la chaîne qatarie pourra également produire des images synthétiques et planifier ses reportages de manière plus efficace.

L’enjeu principal n’est pas l’innovation technologique en soi, mais son utilisation par un média dont la ligne éditoriale est étroitement liée au gouvernement qatari et, souvent, aux idéologies des Frères musulmans. Al Jazeera a par le passé été critiquée pour la diffusion de contenus glorifiant le terrorisme.

Au cœur de ce partenariat se trouve « AJ-LLM », présenté comme le « cerveau éditorial » du système. Il sera alimenté par les archives d’Al Jazeera et connecté à Gemini Enterprise, le modèle d’IA de Google. Cette collaboration pourrait renforcer la présence d’Al Jazeera dans les grands modèles linguistiques (LLM) tels que ChatGPT et Claude, où la chaîne est déjà fréquemment citée dans les questions relatives au conflit israélo-palestinien.

Malgré les assurances d’Al Jazeera quant à la surveillance humaine du processus, les experts craignent que l’intégration de contenus existants, marqués par un parti pris anti-occidental et un soutien à des groupes comme le Hamas, ne conduise à une amplification algorithmique de récits biaisés, présentés comme neutres.

En mai 2025, Google prévoit d’organiser, en collaboration avec le Bureau de communication du gouvernement qatari et l’Institut des médias d’Al Jazeera, des formations pour les journalistes sur la création de salles de rédaction numériques. Cette initiative suscite des interrogations sur les messages qui seront transmis aux professionnels des médias.

Le cas de Muhammed Khamaiseh, de l’Institut des médias d’Al Jazeera, illustre ces préoccupations. En 2018, il a publié sur les réseaux sociaux des propos antisémites affirmant que « les Juifs sont connus depuis des siècles pour être des penseurs rusés et contrôlent actuellement l’ensemble du système économique mondial ». Il avait également célébré les attaques de roquettes du Hamas contre des civils israéliens et exprimé son soutien au mouvement après l’enlèvement et le meurtre de trois adolescents israéliens. Ironiquement, Khamaiseh est l’auteur d’un « Guide pour éviter la discrimination et les discours de haine dans les médias » publié par l’Institut des médias d’Al Jazeera.

Le Qatar, pays autoritaire, impose des restrictions strictes sur les médias et interdit toute critique de son leadership ou de sa politique. Al Jazeera est donc loin d’être un média indépendant. Le ministère de la Justice américain a d’ailleurs déterminé qu’Al Jazeera est détenue et dirigée par un gouvernement étranger. Le Congrès a demandé à la Justice d’examiner si le gouvernement qatari devrait être tenu de s’enregistrer en vertu de la loi sur l’enregistrement des agents étrangers, une demande à laquelle la chaîne AJ+ d’Al Jazeera n’a pas donné suite.

Plusieurs pays, dont l’Égypte, la Jordanie, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Irak, ont interdit la diffusion d’Al Jazeera. Par ailleurs, certains Palestiniens expriment leur inquiétude quant au rôle d’Al Jazeera dans l’attisation des tensions régionales et la promotion de la violence, un risque qui pourrait être exacerbé par l’utilisation de l’IA.

Des experts estiment que les régulateurs américains devraient considérer les partenariats en matière d’IA avec des médias autoritaires comme des technologies sensibles et exiger une transparence accrue sur l’utilisation de sources médiatiques étrangères dans les données d’entraînement des systèmes d’IA. Google devrait également imposer un étiquetage clair des contenus générés par l’IA qui reposent sur des sources médiatiques contrôlées par des États étrangers.

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