Home International Les mères de garçons sont celles qui s’inquiètent le plus d’élever des « hommes bons » – The Irish Times

Les mères de garçons sont celles qui s’inquiètent le plus d’élever des « hommes bons » – The Irish Times

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Publié le 18 février 2026. De plus en plus de femmes, libérées des pressions sociales et des publicités ciblées, affirment sereinement leur choix de ne pas avoir d’enfants, tout en s’interrogeant sur les défis de l’éducation masculine dans une société en mutation.

Le sentiment de ne pas être faite pour être mère, longtemps refoulé, s’affirme désormais ouvertement. « Je suis tellement heureuse de n’avoir jamais eu d’enfants. Je serais une très mauvaise mère. Je suis assez âgée pour le savoir », confie l’auteure, soulagée de voir les publicités Instagram, autrefois insistantes sur la « course contre la montre biologique », se faire plus discrètes.

Ce choix, mûrement réfléchi, n’a pas toujours été évident. Il y a eu un temps où l’idée d’une famille semblait naturelle, puis des doutes, une brève crainte du regret. Aujourd’hui, la conviction est totale. Les raisons ont évolué au fil des ans – considérations financières, biologiques, peur de perdre son autonomie, manque d’instinct maternel – mais l’idée centrale demeure : elle ne se sentirait pas à la hauteur.

L’inquiétude principale, exprimée avec une lucidité désarmante, concerne l’éducation des enfants. « Je ne sais pas comment les parents ne passent pas toute la journée, chaque jour, à s’inquiéter de créer des monstres », écrit-elle, évoquant la transmission de traumatismes générationnels et les risques pour la santé mentale des jeunes.

Mais au-delà de ces préoccupations générales, c’est l’éducation des garçons qui la préoccupe particulièrement. Elle souligne le fardeau immense qui pèse sur les mères qui élèvent des fils dans l’espoir qu’ils ne perpétuent pas la misogynie. Une amie lui avoue consacrer un tiers de ses ressources mentales à cette tâche. Une autre redoute d’ouvrir le dialogue avec son petit-fils à mesure qu’il grandit, mais espère que son exemple suffira à l’orienter vers le respect et l’empathie.

Le travail émotionnel requis pour élever des « bons » hommes est colossal. Il s’agit de déconstruire les discours sexistes, de remettre en question la responsabilité des femmes face aux violences masculines, et d’inculquer des valeurs telles que le consentement, la patience et la reconnaissance des différences. Certaines mères expriment même l’espoir d’avoir des fils homosexuels, convaincues qu’ils seront plus enclins à l’empathie.

L’auteure souligne que ce travail n’est pas uniquement celui des mères. « Il y a aussi des papas brillants. Et les papas sont si importants, mais dans ma vie, ce sont les mères avec lesquelles je suis le plus en phase. Ce sont les mères que je vois faire le travail émotionnel, l’inquiétude, la réorientation », observe-t-elle.

La psychologue américaine Dr Colleen Reichmann souligne sur Instagram l’importance du travail accompli par les mères, un travail dont les futurs partenaires et surtout les enfants bénéficieront à long terme. Il ne s’agit pas de diminuer les garçons, mais d’élever des adultes plus heureux et plus respectueux les uns envers les autres.

Les mères d’aujourd’hui sont confrontées à des défis inédits : l’omniprésence des réseaux sociaux, l’accès facile à la pornographie violente et misogyne, et la nécessité de protéger leurs enfants sans les isoler du monde. Elles sont la première génération à élever des enfants dans un monde post-#MeToo, marqué par l’influence de figures controversées comme Andrew Tate.

Malgré ces difficultés, l’auteure exprime son admiration pour ces mères qui s’investissent corps et âme dans l’éducation de leurs enfants, tout en affirmant avec force son propre choix de ne pas en avoir.

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