Publié le 2025-10-22 07:28:00. La Fédération vietnamienne du commerce et de l’industrie (VCCI) a émis des recommandations concernant un projet de décret visant à encadrer les paris sur les courses hippiques, cynégétiques et les rencontres de football international. Ces propositions visent à attirer davantage d’investissements étrangers et à stimuler le marché légal face à l’économie parallèle.
- La VCCI préconise une augmentation du plafond des paris quotidiens à 100 millions de VND par personne.
- L’organisation suggère de relever la limite de participation des investisseurs étrangers à 50% pour attirer capitaux et expertise.
- Des recommandations portent également sur la fiscalité et les mécanismes de contrôle pour prévenir les dérives.
Le ministère des Finances vietnamien prépare actuellement un nouveau cadre réglementaire pour les paris sportifs, destiné à remplacer le décret 06/2017. La VCCI a saisi cette opportunité pour formuler des observations visant à optimiser le secteur. L’organisation estime qu’une révision des limites et des conditions d’accès pourrait non seulement légaliser une part de marché actuellement informelle, mais aussi attirer des capitaux étrangers essentiels au développement.
Les paris sportifs, bien que présents dans de nombreux pays, sont sujets à des réglementations très variées. Certains pays, notamment de nombreux pays musulmans tels que l’Algérie, l’Arabie Saoudite, la Libye, les Émirats arabes unis et la Turquie, les interdisent purement et simplement pour des raisons morales. Brunei se distingue par une politique particulièrement restrictive, interdisant toute forme de jeu de hasard depuis 2024. D’autres nations comme la Chine, la Corée du Nord et Cuba ont également des restrictions sévères, limitant les options des citoyens à des loteries sociales et sportives sous un contrôle strict. En Chine, ces loteries ont généré environ 57 milliards de yuans (7,95 milliards de dollars) en mai 2025, dont 38,51 milliards de yuans (5,4 milliards de dollars) pour la loterie sportive, enregistrant une hausse significative par rapport à l’année précédente.
À l’inverse, la plupart des pays européens autorisent les paris sportifs sous licence. Les opérateurs doivent se conformer à des règles strictes en matière de responsabilité sociale, de vérification d’identité (KYC/AML), et de publicité, tout en interdisant la participation aux mineurs. Le Royaume-Uni, avec environ 43% de sa population misant mensuellement, représente un marché dynamique, dopé par l’attrait de la Premier League. L’industrie, qui génère 14 milliards de livres sterling annuellement, vise également à protéger les parieurs de l’addiction. Des structures comme la UK Gambling Commission, créée en 2005, travaillent à la prévention de la criminalité et à la protection des personnes vulnérables.
En Allemagne, le Traité interétatique sur les jeux de hasard (ISTG) impose des régulations strictes, incluant une limite de paris mensuelle d’environ 1 000 euros (30,6 millions de VND), ajustable sous condition de revenus. Les données des joueurs sont centralisées et vérifiées. Les opérateurs doivent être agréés, et un système de bannissement (OASIS) est en place pour les joueurs problématiques. La France adopte une approche similaire, avec une commercialisation limitée des paris et des mécanismes de prévention de la dépendance.
Aux États-Unis, le paysage est plus fragmenté, chaque État ayant le pouvoir de légaliser ou non les paris sportifs depuis l’annulation du PASPA en 2018 par la Cour suprême. Actuellement, 38 États, ainsi que Washington D.C. et Porto Rico, proposent une forme de paris sportifs légaux, dont 30 autorisent les paris en ligne. Certains États comme l’Arizona, l’Arkansas, le Colorado, le Connecticut et la Floride réservent cette activité aux plus de 21 ans. L’industrie américaine a généré 47,28 milliards de dollars de revenus, avec une contribution fiscale d’environ 9,5 milliards de dollars, New York et le New Jersey étant les principaux contributeurs.
La Fédération vietnamienne du commerce et de l’industrie (VCCI) a suggéré que l’augmentation du plafond des paris sportifs à 100 millions de VND par personne et par jour permettrait aux entreprises légales de mieux cibler les clients fortunés et de concurrencer le marché noir. L’État pourrait parallèlement mettre en œuvre des outils de gestion tels que l’identification des acteurs, le suivi des flux financiers et des alertes sur les risques pour limiter les impacts négatifs.
Concernant la participation étrangère, la limite actuelle de 49% est jugée insuffisante par la VCCI pour attirer des capitaux importants, des technologies modernes et une expertise internationale. L’organisation recommande de porter cette limite à 50%, afin d’envoyer un signal positif d’ouverture et d’encourager les investissements.
En ce qui concerne les contributions au budget de l’État, le niveau minimum du budget moyen proposé est de 10% des recettes issues de la vente de billets, après déduction des prix attribués, et incluant les droits d’accise (30%) et la taxe sur la valeur ajoutée (10%).