Publié le 2025-10-23 04:13:00. Le sénateur américain Marco Rubio a exprimé mercredi ses préoccupations quant à l’impact potentiel des récentes mesures parlementaires israéliennes sur l’accord de paix soutenu par les États-Unis, craignant qu’elles ne menacent les efforts diplomatiques en cours.
- Le parlement israélien a franchi une étape vers l’annexion de la Cisjordanie, déclenchant des avertissements de la part des États-Unis.
- Marco Rubio a qualifié ces actions de « contre-productives » et de menace pour l’accord de paix.
- Malgré ces inquiétudes, Rubio a maintenu une perspective globalement optimiste quant à la consolidation de l’accord.
Lors d’une visite en Israël, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a lancé un avertissement clair : les récentes initiatives parlementaires israéliennes visant à annexer la Cisjordanie constituent une menace sérieuse pour l’accord de paix promu par Washington. « Je pense que le président a fait savoir que ce n’est pas quelque chose que nous pouvons soutenir pour le moment », a déclaré Rubio aux journalistes, soulignant que l’annexion de ce territoire occupé serait à la fois « une menace » et « contre-productive » pour les pourparlers de paix.
Ces déclarations interviennent une semaine après que le parlement israélien a adopté deux projets de loi en première lecture en vue d’annexer la Cisjordanie. Cette avancée législative survient dans un contexte tendu, suite à l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, lancée en réponse à l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023. Les États-Unis, par la voix de Marco Rubio, ont réaffirmé leur inquiétude face à toute action susceptible de déstabiliser les efforts diplomatiques.
« C’est une démocratie, ils auront leurs votes, et les gens vont assumer ces positions », a concédé Rubio, faisant référence aux processus internes israéliens. « Mais pour le moment, nous pensons que c’est quelque chose qui pourrait être contre-productif », a-t-il ajouté. Interrogé spécifiquement sur la recrudescence de la violence perpétrée par des colons israéliens extrémistes à l’encontre des Palestiniens en Cisjordanie, le responsable américain a exprimé sa préoccupation face à toute escalade.
Rubio reste optimiste malgré les tensions
En dépit de ces mises en garde, Marco Rubio, dernier haut responsable américain en date à se rendre sur place après le vice-président JD Vance, a affiché un optimisme mesuré quant à la viabilité et à la consolidation de l’accord de paix. « Chaque jour, il y aura des menaces, mais je pense en fait que nous sommes en avance sur le calendrier pour la consolider, et le fait que nous ayons réussi ce week-end est un bon signe », a-t-il affirmé.
Historiquement, les États-Unis ont été le principal soutien militaire et diplomatique d’Israël. Jusqu’à récemment, Rubio avait d’ailleurs évité de critiquer ouvertement les tentatives d’annexion soutenues par les alliés de la droite radicale du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Cependant, la position américaine est désormais confrontée à une pression accrue de la part de plusieurs pays arabes et islamiques. Ces nations, que Washington cherche à mobiliser pour une force de stabilisation à Gaza, ont clairement indiqué que l’annexion de la Cisjordanie représentait une « ligne rouge », une préoccupation également partagée par les factions palestiniennes modérées au sein de l’Autorité palestinienne, rivales du Hamas.