Publié le 2025-10-25 18:07:00. Les Blue Jays de Toronto ont déjoué les pronostics en remportant la première manche de la Série mondiale face aux Dodgers de Los Angeles, grâce à une offensive explosive et une ambiance survoltée.
- Une sixième manche à neuf points a renversé la vapeur, donnant l’avantage aux Blue Jays (1-0) dans la série.
- Toronto a su épuiser le corps de lanceurs des Dodgers, en particulier leur « bullpen ».
- Les Dodgers devront trouver le moyen de capitaliser sur leurs occasions offensives face à une défense coriace.
Avant le début de la Série mondiale, le consensus était clair : les Dodgers, forts de leur parcours impressionnant en séries éliminatoires et de leur effectif étoilé, étaient les grands favoris pour remporter le titre. Les Blue Jays étaient souvent perçus comme de simples figurants dans ce qui s’annonçait comme une consécration pour Los Angeles. Pourtant, ce scénario préétabli a été bousculé dès le premier match.
Grâce à une sixième manche dévastatrice, ponctuée par neuf points, et portée par une foule en délire qui n’a cessé de faire vibrer le stade, les Blue Jays de Toronto ont pris l’ascendant dans la série (1-0). Ils s’offrent ainsi une belle opportunité de mettre la pression sur les Dodgers avant le retour de l’action à Los Angeles.
Analyse du match 2 : Dodgers contre Blue Jays (TOR mène 1-0)
Heure : 20h00 HE (heure de l’Est)
Diffusion : FOX, FOX Sports
Lancers partants prévus : Yoshinobu Yamamoto (LAD) contre Kevin Gausman (TOR)
Les Blue Jays peuvent-ils réitérer leur succès face au « bullpen » des Dodgers ?
Lors du premier match, huit joueurs différents des Blue Jays ont enregistré des coups sûrs, témoignant de la ténacité offensive de l’équipe. Les présences au bâton de Toronto ont été marquées par une série de fausses balles qui ont prolongé les compteurs de lancers et les « at-bats », avant que l’explosion offensive ne survienne en sixième manche. Cette stratégie, visant à user les lanceurs partants adverses, s’est avérée particulièrement efficace contre les Dodgers.
La domination des Dodgers en séries éliminatoires reposait en grande partie sur l’invincibilité de leurs lanceurs partants. Cependant, cette force masquait une vulnérabilité notable : le milieu de leur « bullpen ». Dans le match 1, les Blue Jays ont ainsi épuisé Blake Snell. Avec 29 lancers dès la première manche, Snell a été rapidement mis en difficulté, retiré sans avoir réussi le moindre retrait en sixième manche, les buts remplis. Toronto en a profité pour punir Emmet Sheehan et Anthony Banda, transformant un match serré en une large victoire.
Bien que le match 2 présente un défi plus ardu avec Yoshinobu Yamamoto, auteur d’un match complet impressionnant dans la série de championnat de la Ligue Nationale, la stratégie pour le reste de la série reste claire. Les Blue Jays devront pousser Yamamoto à lancer un maximum de balles. Plus tôt ils parviendront à le sortir du match, même sans marquer de points de manière prolifique contre lui, mieux ce sera pour la suite.
Les Dodgers parviendront-ils à frapper les coups décisifs ?
Trey Lantz n’a pas livré sa meilleure performance lors du premier match, bien que cela en dise long sur son potentiel : malgré seulement sept départs en ligue majeure, son « meilleur niveau » est déjà discernable. Il a hésité à utiliser son « slider », son lancer le plus efficace, pendant une grande partie du match, offrant ainsi de multiples opportunités aux Dodgers. Ces derniers n’en ont toutefois pas pleinement profité. Lantz a accordé quatre coups sûrs et trois buts sur balles en quatre manches, mais a limité les dégâts à seulement deux points, échappant à plusieurs situations délicates et à des occasions claires de marquer.
Il est peu probable que les Dodgers auraient pu rattraper le retard creusé par la sixième manche à neuf points, mais qui sait comment le cours du match aurait évolué si Los Angeles avait concrétisé ces premières occasions. Face à un lanceur partant aussi irrégulier que Lantz l’était lors du match 1, une équipe comme les Dodgers se doit de faire mieux que deux points inscrits.
Le match 2 imposera une tâche plus ardue aux Dodgers avec Kevin Gausman. Ce dernier, qui a conclu le septième match de l’ALCS en tant que releveur, affiche une moyenne de points mérités de 2,00 en séries éliminatoires. De plus, après 13 ans de carrière, il s’apprête à faire ses débuts en Série mondiale, animé par une motivation particulière, d’autant plus avec le soutien de la bruyante foule torontoise.
L’attaque des Blue Jays s’est montrée implacable lors du premier match. À l’inverse, celle des Dodgers a manqué de constance à des moments cruciaux, scellant ainsi leur défaite dans ce match d’ouverture (1-0).
Bo Bichette pourra-t-il maintenir ce rythme ?
Bo Bichette n’aurait pu espérer un meilleur retour au jeu lors du premier match. Absent des terrains depuis le 6 septembre en raison d’une blessure au genou, Bichette a impressionné au deuxième but, un poste qu’il n’avait jamais occupé en ligue majeure. Il s’est même distingué par un jeu spectaculaire en milieu de terrain, qui aurait pu potentiellement aggraver sa blessure. Offensivement, il a enregistré un coup sûr en deux présences au bâton et a soutiré le but sur balles qui a lancé l’offensive de neuf points en sixième manche.
Bichette a été remplacé par un coureur suppléant et un remplaçant défensif (Isiah Kiner-Falefa) immédiatement après son but sur balles. Les Blue Jays n’auraient pu mieux espérer pour son premier match depuis sa blessure. La question qui se pose désormais est de savoir comment il récupérera physiquement pour le match 2, après avoir retrouvé la compétition pour la première fois en sept semaines. De plus, le manager John Schneider maintiendra-t-il la même stratégie quant à son utilisation ?
John Schneider souhaite préserver la santé de Bichette tout en le gardant dans l’alignement, et tout s’est déroulé comme prévu lors du premier match. Cependant, il s’agit de la Série mondiale, et les choses ne se déroulent pas toujours aussi parfaitement. Nous avons déjà pu constater que même diminué, Bichette rend la formation des Blue Jays encore plus redoutable. De nombreuses variables subsistent, et plusieurs scénarios pourraient tourner à l’encontre de cette stratégie.