Publié le 2 février 2026. Au moins 31 personnes ont perdu la vie et 169 autres ont été blessées dans un attentat suicide visant une mosquée chiite à Islamabad, au Pakistan. Le groupe État islamique (EI) a revendiqué la responsabilité de l’attaque.
- Un attentat suicide a frappé la mosquée Imam Bargah Qasr-e-Khadijatul Kubra dans le quartier de Tarlai, à la périphérie d’Islamabad.
- Le bilan provisoire fait état de 31 morts et 169 blessés, mais pourrait encore s’alourdir.
- L’EI a affirmé que l’assaillant avait ouvert le feu sur les gardes avant de déclencher son engin explosif.
L’attentat s’est produit alors que les mosquées du pays étaient particulièrement fréquentées. Selon un haut responsable de la police, qui a souhaité rester anonyme, l’explosion a eu lieu en plein cœur de la congrégation chiite. « Le solde devrait continuer à augmenter », a-t-il précisé.
Des témoins ont rapporté des scènes de chaos à l’hôpital où les blessés ont été transportés en grand nombre. Des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP) ont vu des dizaines de victimes arriver, leurs vêtements souillés de sang. Des médecins et des passants ont apporté leur aide pour soigner les blessés, certains arrivant même dans le coffre de voitures particulières.
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a fermement condamné l’attaque et a promis de traduire les responsables en justice.
« Nous retrouverons les auteurs de cet acte odieux et les tradirons en justice. »
Shehbaz Sharif, Premier ministre pakistanais
La communauté internationale a également exprimé sa consternation. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a déclaré, par l’intermédiaire de son porte-parole, que
« Les attaques contre des civils et des lieux de culte sont inacceptables. »
Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations unies
L’EI a revendiqué l’attaque via l’organisation SITE Intelligence Group, affirmant que l’assaillant avait d’abord ouvert le feu sur les gardes de la mosquée avant de faire exploser son gilet explosif au milieu des fidèles. Une autre source sécuritaire, sous couvert d’anonymat, a confirmé qu’il s’agissait bien d’un attentat suicide, l’agresseur ayant été intercepté à l’entrée du lieu de culte et s’étant fait exploser sur place.