Publié le 5 novembre 2025, 17h03 (heure du Pacifique). Une lettre ouverte à l’éditeur soulève des questions sur l’efficacité des actions de l’activiste Zoe Rosenberg, axées sur la libération des poulets, remettant en question sa vision d’un monde où « chaque animal est en sécurité, heureux, libre ». L’auteur argumente que cette approche pourrait paradoxalement mener à la disparition de l’espèce Gallus gallus domesticus.
Dans une tribune adressée à la rédaction, Jack Debes, de Santa Monica, exprime son désaccord avec les méthodes de Zoe Rosenberg, une militante des droits des animaux condamnée pour une opération de sauvetage de poulets. Selon lui, si Mme Rosenberg parvenait à libérer tous les poulets de leur captivité, elle irait à l’encontre de son propre objectif de rendre « chaque animal… en sécurité, heureux, libre ».
L’auteur de la lettre soutient que le poulet domestique (Gallus gallus domesticus), tel que nous le connaissons, est le fruit de l’élevage et de l’agriculture humains. Ces animaux, issus d’une consanguinité poussée, seraient incapables de survivre dans la nature, tant pour trouver de la nourriture que pour se défendre contre les prédateurs. Par conséquent, leur libération massive entraînerait leur extinction rapide.
D’un point de vue évolutif, M. Debes considère la volaille comme une espèce prospère. Tant que les humains continueront à élever et consommer le poulet domestique, sa survie serait assurée, au même titre que celle de l’espèce humaine. Il suggère aux défenseurs des droits des animaux de réorienter leurs efforts vers la protection des espèces sauvages menacées, là où la « survie du plus fort » laisse une « possibilité théorique » de bonheur et de liberté.