Publié le 10 octobre 2025. La capitale lettone accueille ce jeudi la Conférence de Riga 2025, un rendez-vous majeur pour la politique étrangère et de sécurité en Europe du Nord. L’événement, qui réunit des experts et des responsables politiques, se concentre cette année sur le renforcement de l’OTAN, l’augmentation des capacités de défense européennes et le soutien indéfectible à l’Ukraine face aux agressions russes.
- Renforcer la défense collective de l’OTAN et la coopération transatlantique.
- Évaluer l’impact des nouvelles technologies sur les stratégies militaires.
- Identifier et contrer les menaces hybrides dans la « zone grise » russe, particulièrement dans la région baltique.
La conférence de Riga, événement clé de la diplomatie et de la défense européenne, met cette année l’accent sur la nécessité d’une réponse unifiée et ferme face à un contexte géopolitique tendu. Robert Metsola, présidente du Parlement européen, doit s’exprimer aujourd’hui, marquant une étape importante dans les discussions.
Au cœur des débats, le renforcement des capacités militaires des États membres de l’OTAN est une priorité pour garantir une défense collective efficace et dissuader toute agression russe. Les experts abordent les défis budgétaires, les avancées technologiques et la capacité des nations plus petites à jouer un rôle significatif, rappelant que la sécurité repose autant sur la stratégie que sur sa mise en œuvre concrète.
Parallèlement, la conférence explore l’impact des technologies numériques, de l’intelligence artificielle et de la cyberdéfense sur les tactiques militaires modernes. L’Ukraine, confrontée à une guerre d’agression, est étudiée pour sa résilience et sa capacité à maintenir le fonctionnement de ses institutions. L’intégration rapide des nouvelles technologies est soulignée comme un impératif pour conserver un avantage stratégique et consolider la défense de l’Alliance Atlantique.
Un autre axe majeur concerne la région baltique, devenue un terrain d’expérimentation pour les tactiques de « zone grise » russes, incluant des opérations d’influence, des cyberattaques et de la désinformation. Les intervenants insistent sur l’importance de l’innovation, de la résilience sociétale et d’une coordination stratégique pour contrer ces menaces hybrides.
Les discussions de la journée du 10 octobre comprennent des sessions sur :
- L’ouverture de la deuxième journée avec Robert Metsola, présidente du Parlement européen.
- Le renforcement des capacités européennes et le lien transatlantique, avec la participation du ministre de la Défense de Lettonie, Andris Spruds, et de représentants du ministère français de la Défense.
- Une discussion spéciale intitulée « Si tu veux la paix, prépare la guerre », animée par l’amiral Rob Bauer, président du Comité militaire de l’OTAN.
- L’analyse des agressions russes, internes et externes, avec des experts tels que David Cattler, ancien directeur de l’Agence américaine de défense contre la prolifération des armes de destruction massive et de la sécurité, et des universitaires de renom comme le Dr Natasha Kuhrt du King’s College de Londres et le Dr Stefan Meister du Conseil allemand des relations étrangères.
- L’accélération de l’adoption de nouvelles technologies de défense, avec la participation de Dmitri Alperovitch, cofondateur et PDG de Silverado Policy Accelerator, et de représentants d’entreprises technologiques et de ministères de la Défense.
- La sécurité dans un ordre mondial fragmenté, avec des intervenants venant du Ghana, de Turquie, d’Australie et de Corée du Sud.
- La menace de la zone grise et la protection de la région de la mer Baltique, avec la participation du ministre estonien des Affaires étrangères, Margus Tsahkna, et de conseillers nationaux à la sécurité.
- Le rôle de la mobilité et des infrastructures militaires dans la défense, abordé par le Major-général Kaspars Pudāns, commandant des forces armées lettones, et d’autres experts militaires et politiques.
Une diffusion en direct de la conférence est proposée par 360 nouvelles et le portail 1188.