Home International L’Europe se soucie de l’opinion de Poutine : faut-il tirer sur ses soldats en Ukraine

L’Europe se soucie de l’opinion de Poutine : faut-il tirer sur ses soldats en Ukraine

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Publié le 25 février 2026 14h30. L’ambitieux projet de déploiement de troupes européennes en Ukraine, initialement conçu pour garantir un futur cessez-le-feu, se heurte à une condition inattendue : l’approbation explicite du Kremlin, suscitant des inquiétudes quant à sa faisabilité.

Plusieurs sources militaires et diplomatiques révèlent que la contribution de nombreux pays à cette mission, impliquant jusqu’à 30 000 soldats, dépendrait de l’accord de Moscou. On craint qu’en l’absence de ce soutien, ces forces ne soient considérées comme des cibles militaires légitimes par la Russie.

Une source diplomatique de haut rang a confié au Telegraph que plusieurs nations ont exprimé leur réticence à engager leurs troupes sans le feu vert russe.

« Si la Russie déclare qu’elle n’est pas d’accord et considère ces forces comme une cible, alors un format de présence différent sera nécessaire. L’accord ou le refus de la Russie est donc très important. »

Selon une autre source diplomatique, les gouvernements européens auraient de facto accordé à Vladimir Poutine un droit de veto sur ce déploiement.

« La Russie doit accepter ces garanties de sécurité, notamment pour le déploiement de troupes sur le terrain. »

Une source européenne de la défense qualifie même l’opération de « assez hypothétique », compte tenu de l’opposition historique du président russe à la présence de troupes de l’OTAN en Ukraine.

Parallèlement, la Russie a accusé la Grande-Bretagne et la France de préparer l’envoi d’armes nucléaires à Kiev, ce que Youri Ouchakov, conseiller du président russe, a déclaré vouloir soulever avec Washington. Selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, une telle action constituerait une violation du droit international.

La Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne se sont engagées, dans une déclaration commune, à « intensifier la pression économique sur la Russie, y compris par de nouvelles sanctions ». Londres a annoncé son programme de sanctions le plus important depuis le début du conflit, ciblant les revenus énergétiques et les principaux fournisseurs d’équipements militaires.

Les États-Unis, quant à eux, se sont abstenus de voter lors d’une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies appelant à assurer une paix durable en Ukraine et n’ont pas envoyé de représentant à Kiev pour commémorer le quatrième anniversaire du début de la guerre.

Ce désaccord apparent sur la volonté des pays de la « Coalition des pays volontaires » d’envoyer des troupes en Ukraine en cas de cessez-le-feu représente un revers pour les efforts de Kiev visant à mettre fin au conflit. Il convient de rappeler que les plans de paix initiaux, élaborés par les responsables russes et américains, ne prévoyaient pas l’utilisation de troupes occidentales pour le maintien de la paix, une clause qui a été omise des versions ultérieures du document.

Le Kremlin a régulièrement averti que toute présence de troupes européennes sur le territoire ukrainien serait considérée comme une cible militaire légitime, selon le portail « Agentstvo ».

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