Home Divertissement L’histoire du garçon à qui Bad Bunny a offert un Grammy au Super Bowl, était-il Liam Conejo ou pas ?

L’histoire du garçon à qui Bad Bunny a offert un Grammy au Super Bowl, était-il Liam Conejo ou pas ?

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Publié le 9 février 2026 14:07:00. Bad Bunny a marqué le Super Bowl non seulement par sa performance historique en tant que premier artiste latino à chanter exclusivement en espagnol, mais aussi par un message poignant sur l’identité et l’immigration, suscitant une vive émotion et des interrogations sur la symbolique de son spectacle.

  • Bad Bunny est devenu le premier artiste à remporter un Grammy Award de l’album de l’année avec un album entièrement en espagnol, DEBÍ TIRAR MORE FOTOS.
  • Sa prestation au Super Bowl a inclus une référence subtile mais puissante à la situation des migrants, notamment à l’histoire de Liam Conejo Ramos, un jeune garçon équatorien récemment détenu par les services de l’immigration américains.
  • Malgré les spéculations initiales, l’enfant apparaissant dans le clip n’était pas Liam Conejo Ramos, mais un jeune acteur nommé Lincoln Fox.

Une semaine après avoir inscrit son nom dans l’histoire de la musique en décrochant le prestigieux Grammy Award de l’album de l’année avec DEBÍ TIRAR MORE FOTOS, Bad Bunny a franchi une nouvelle étape symbolique. Le chanteur portoricain, connu sous le nom de « Mauvais Lapin », est devenu le premier artiste latino à se produire exclusivement en espagnol lors du Super Bowl, l’événement sportif le plus regardé aux États-Unis.

Sa prestation, diffusée depuis le Levi’s Stadium de Santa Clara, en Californie, était attendue avec impatience, en particulier par la communauté latine. Beaucoup espéraient une célébration des racines portoricaines de l’artiste et une prise de position sur les politiques d’immigration controversées menées par l’ancien président Donald Trump, dont Bad Bunny a été un critique virulent.

L’artiste n’a pas déçu. En treize minutes de spectacle riche en symbolisme, Bad Bunny a affirmé avec force son identité portoricaine et latine, sans recourir à des attaques directes, mais en utilisant des images et des références qui résonnaient avec les préoccupations de sa communauté. Un élément en particulier a captivé l’attention du public et des médias : une scène mettant en scène un jeune garçon, perçu par beaucoup comme une allégorie de la résistance des migrants face aux opérations du Service des douanes et de l’immigration (ICE).

Les réseaux sociaux se sont rapidement enflammés, de nombreux internautes identifiant l’enfant comme étant Liam Conejo Ramos, un garçon équatorien de cinq ans arrêté avec son père par l’ICE à Minneapolis quelques jours auparavant. L’histoire de Liam, transféré dans un centre de détention familial au Texas avant d’être finalement libéré grâce à une action juridique, avait suscité une vive indignation.

La scène du Super Bowl montrait un enfant regardant avec ses parents une vieille télévision diffusant l’image de Bad Bunny recevant son Grammy Award. L’artiste lui offrait alors le gramophone, créant un lien visuel fort entre la reconnaissance artistique et la situation des enfants migrants. Les comparaisons avec la photo de Liam portant un chapeau de lapin bleu ont immédiatement circulé en ligne.

Cependant, il s’est avéré que l’enfant apparaissant dans le spectacle n’était pas Liam Conejo Ramos. Il s’agissait de Lincoln Fox, un jeune acteur dont les parents ont confirmé sur les réseaux sociaux qu’il incarnait Bad Bunny enfant dans cette scène particulière.

« Je me souviendrai de ce jour pour toujours. Ce fut un honneur. »

Lincoln Fox, via son compte Instagram

Bien que Lincoln Fox ne soit pas Liam Conejo Ramos, les deux enfants partagent un point commun : ils sont tous deux issus de familles migrantes. Lincoln a des origines argentines et égyptiennes, tandis que Liam est d’origine équatorienne. Cette coïncidence a renforcé la portée symbolique de la performance de Bad Bunny.

En réalité, la scène était une représentation métaphorique : Bad Bunny s’offrant son Grammy Award enfant, comme une invitation à poursuivre ses rêves. L’artiste a d’ailleurs déclaré devant les caméras :

« Je m’appelle Benito Antonio Martínez Ocasio et si je suis ici aujourd’hui au Super Bowl LX, c’est parce que je n’ai jamais cessé de croire en moi et que vous devriez aussi croire en vous, vous valez plus que vous ne le pensez, croyez-moi. »

Bad Bunny

L’impact de la prestation de Bad Bunny au Super Bowl dépasse largement le cadre du divertissement. Elle a ouvert un espace de dialogue sur l’identité, l’immigration et la représentation des communautés latines dans les médias américains. Bad Bunny continue de générer des revenus considérables, notamment sur Spotify, où il a rapporté plus de 400 millions de dollars (environ 370 millions d’euros).

Donald Trump a vivement critiqué la prestation de Bad Bunny, la qualifiant de « pire de l’histoire ».

Christian González s’est illustré lors du Super Bowl malgré la défaite de son équipe, les Patriots de Seattle.

Liam Conejo Ramos a été libéré après son arrestation par l’ICE, un événement qui avait suscité l’indignation mondiale.

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