Publié le 19 février 2026 à 11h00. Des journalistes thaïlandais ont été pris au piège de la violence qui a éclaté après le match retour de la Ligue des Champions de l’AFC entre Persib Bandung et Ratchaburi, témoignant d’une escalade de tensions et d’attaques directes.
- Plusieurs journalistes thaïlandais ont été agressés par des supporters lors de troubles post-match.
- Le match retour de la Ligue des Champions de l’AFC 2 entre Persib Bandung et Ratchaburi s’est soldé par une défaite pour Persib, alimentant la frustration des supporters.
- Des projectiles, des pétards et même des couteaux ont été utilisés contre les journalistes et les forces de l’ordre.
La rencontre de huitièmes de finale retour de la Ligue des Champions de l’AFC (ACL) 2, disputée mercredi au Gelora Bandung Lautan Api (GBLA), a viré au chaos après que Persib Bandung n’ait réussi à remporter qu’une victoire 1-0, insuffisante pour combler les trois buts de retard accumulés à l’aller face à Ratchaburi. La déception des supporters locaux s’est rapidement transformée en colère, débouchant sur des incidents violents qui ont ciblé non seulement l’arbitre saoudien, jugé partial par certains, mais aussi des membres de la presse présents pour couvrir l’événement.
Un journaliste thaïlandais, témoin direct des événements, a raconté son expérience sur le compte Facebook officiel de la Ligue thaïlandaise. Il décrit une scène de panique et de violence extrême :
« J’ai brisé les pétards et je suis entré sur le terrain. Ils ont lancé toutes sortes d’objets : des pierres, des briques, du verre et des pétards depuis les sièges des spectateurs. »
Voy, journaliste thaïlandais
Selon son récit, les troubles ont commencé en fin de match, pendant le temps additionnel. Il a vu un individu franchir le périmètre de sécurité et inciter d’autres supporters à le suivre. La situation a rapidement dégénéré, avec des dizaines, voire des centaines de personnes, envahissant le terrain. En compagnie d’un photographe du Ratchaburi FC, surnommé P’Moo, il a tenté de se mettre à l’abri.
P’Moo a été blessé au genou lors de l’agression, tandis que Voy a esquivé un coup de pied. Les deux hommes ont ensuite réussi à se réfugier dans la salle de presse du GBLA, mais même cet endroit n’était pas sûr. Des supporters se sont massés aux abords de la porte, menaçant de l’enfoncer.
« Quand je suis passé derrière la porte, j’ai vu que la salle des médias était à côté des escaliers où les fans descendaient. À ce moment-là, les fans indonésiens étaient sur le point d’enfoncer à nouveau la porte. Je me suis figé. »
Voy, journaliste thaïlandais
Voy décrit avoir dû briser des pétards lancés par les supporters pour pouvoir entrer dans la salle de presse, évitant de justesse les coups et les projectiles. Finalement, il a pu quitter le stade avec P’Moo, escortés par des membres de l’équipe de sécurité après avoir rencontré des supporters de Ratchaburi dans la zone mixte.
Des images de l’agression d’un photographe circulent également sur les réseaux sociaux, mais il n’a pas encore été confirmé s’il s’agit du même journaliste thaïlandais dont le témoignage a été recueilli.