Publié le 07/10/2025 05:03:00. James Gibson, un Afro-Américain injustement emprisonné pendant près de trois décennies pour un double meurtre qu’il n’a pas commis, a reçu une compensation de 14 750 000 dollars. Cette somme vise à réparer une erreur judiciaire qui a marqué sa vie, bien que le temps perdu soit irrécupérable.
- James Gibson a été condamné à tort pour le meurtre de Lloyd Benjamin et Hunter Wash en 1989.
- Il a avoué le crime suite à des violences physiques et psychologiques subies lors de son interrogatoire.
- Sa condamnation a été annulée en 2019 après la découverte des abus policiers, et il a recouvré sa liberté.
Le 22 décembre 1989, un garage du quartier d’Englewood, dans le sud de Chicago, a été le théâtre d’un double meurtre. Lloyd Benjamin, 61 ans, agent d’assurance, et Hunter Wash, 56 ans, propriétaire d’un atelier de mécanique, ont été tués. Les autorités, alertées par des coups de feu, n’ont constaté aucun signe de vol ni de lutte sur les lieux, suggérant que les victimes connaissaient leur agresseur. Une semaine plus tard, un appel anonyme a désigné James Gibson et son frère, Harold, comme responsables. Harold a été rapidement disculpé, tandis que James s’est rendu de lui-même à la police.
Lors de son interrogatoire, James Gibson a d’abord nié toute implication, fournissant des alibis détaillés pour sa matinée et son après-midi. Cependant, confronté aux mauvais traitements, au manque de nourriture et à l’interdiction d’utiliser les toilettes, il a fini par avouer sa présence sur les lieux du crime. Il a également impliqué deux autres individus, Eric Johnson et Fernando Webb, tout en affirmant ne pas avoir tiré lui-même.
En 1991, James Gibson a été condamné à la prison à vie par un juge, sur la base de ses déclarations obtenues sous la contrainte et des témoignages d’officiers de police. L’affaire a été rouverte en 2018 suite à des allégations de torture subies par Gibson. La même année, sa condamnation a été révoquée après la confirmation des abus policiers et le refus de plusieurs officiers de témoigner. Finalement, toutes les charges contre lui ont été abandonnées en 2019, et sa liberté lui a été rendue après avoir passé trente ans derrière les barreaux pour un crime dont il était innocent.