Publié le 2025-10-06 17:51:00. Le parcours inattendu d’Elizabeth «Libby» Thai vers l’équipe de plongée de Sun Devil témoigne de sa résilience face à une blessure invalidante, transformant une carrière prometteuse en gymnastique en un nouveau départ dans les airs.
- Ancienne gymnaste talentueuse, Libby Thai a vu sa carrière brisée par une ostéochondrite dissécante du coude, nécessitant deux interventions chirurgicales et une longue convalescence.
- Alors que le retour à la gymnastique était jugé improbable, sa mère a identifié la plongée comme une alternative viable, compte tenu des similitudes techniques et physiques avec son ancien sport.
- Grâce à l’aide de Marc Briggs du Sun Devil Diving Club, Libby a retrouvé la compétition, démontrant une capacité d’adaptation impressionnante et une détermination sans faille.
Ce qui n’était initialement pas dans ses plans est devenu une réalité pour Elizabeth «Libby» Thai. Son parcours dans l’équipe de plongée de Sun Devil est le fruit d’une reconversion forcée mais réussie, née d’une blessure qui a failli mettre un terme à sa carrière sportive.
Comme nombre de jeunes athlètes, la passion de Libby pour le sport a débuté dès son plus jeune âge. À sept ans, ses parents l’inscrivent à un cours de gymnastique, où son talent naturel est rapidement identifié. Sa mère, Lindsey Dalzell, se souvient :
« Dès le début, il était clair qu’elle était une gymnaste très talentueuse et douée, dotée d’une capacité naturelle. »
Lindsey Dalzell, mère de Libby Thai
La jeune athlète progresse à une vitesse fulgurante. À 12 ans, elle est en bonne voie pour atteindre le plus haut niveau au sein du programme de développement de USA Gymnastics. Les camps de développement de l’Arizona State University (ASU) deviennent des tremplins vers ses rêves olympiques.
Cependant, en début 2019, son ascension est brutalement interrompue. Libby développe une ostéochondrite dissécante, une condition souvent liée aux impacts répétés et à la pression exercée sur l’articulation du coude, particulièrement fréquente dans les sports à forte contrainte comme la gymnastique ou le baseball. La situation s’aggrave avec deux opérations chirurgicales, dont la première échoue, et deux années de convalescence, le tout compliqué par le contexte de la pandémie.
La prognose médicale est sans appel : il lui serait déconseillé de reprendre la gymnastique. Alors qu’elle doit encore guérir de sa seconde intervention, le temps passé loin des tapis rend un retour très hypothétique. Une période dévastatrice pour Libby et sa famille.
« Elle pleurait beaucoup. Ce n’était pas un bon moment. »
Lindsey Dalzell, mère de Libby Thai
Face à la détresse de sa fille, Lindsey Dalzell, dont l’intuition maternelle l’avait déjà guidée par le passé, cherche un nouveau débouché pour canaliser l’énergie de Libby. Elle contacte plusieurs clubs de plongée de la région. Seul Marc Briggs lui répond.
Le Sun Devil Diving Club : une nouvelle voie
Indépendant de l’Arizona State University, le Sun Devil Diving Club offre un programme d’initiation à la compétition, visant la préparation aux Jeux Olympiques et à l’entrée dans le milieu universitaire. Il promeut également le développement mental, physique et social de ses membres, tout en inculquant des valeurs de responsabilité, de rigueur et d’excellence, tant dans l’eau qu’en dehors.
Le club devient rapidement le nouvel espace où Libby peut exprimer son énergie et exceller. Les mouvements de la plongée et de la gymnastique partagent de nombreuses similitudes, notamment en termes de conditionnement physique, de souplesse, de gainage et de la gestion des rotations dans l’air. Marc Briggs explique :
« Il y a beaucoup de similitudes en termes de conditionnement et de flexibilité, de force corporelle globale, de force centrale et de la mentalité de retournement et de torsion. Mais les gymnastes sont formés pour atterrir sur leurs pieds tous les jours. Les plongeurs vont la tête en bas. Certains gymnastes qui se lancent dans la plongée trouvent que c’est une réelle lutte à apprendre. »
Marc Briggs, entraîneur
Malgré les similitudes, la plongée n’était pas une évidence pour Libby. La persistance de sa douleur au coude restait une préoccupation, et la transition de la gymnastique à la plongée n’est pas toujours aisée. Pourtant, elle saisit cette opportunité.
Marc Briggs constate rapidement son potentiel :
« Je pouvais dire que Libby était une ancienne gymnaste d’après sa forme. Elle est arrivée, s’est mise au travail, et bien sûr, elle a continué à progresser et à s’améliorer. »
Marc Briggs, entraîneur
Plus important encore, elle maîtrise rapidement l’élément le plus délicat :
« Immédiatement, elle a pu se lancer verticalement sur la tête. Je me suis dit : « D’accord, ça va fonctionner. » »
Marc Briggs, entraîneur