Publié le 18 février 2024 00:01:00. Les loyers indexés sur l’Indice des Contrats de Location (ICL) connaissent une légère décélération en mars, reflétant un ralentissement de l’inflation, mais les augmentations restent significatives, particulièrement pour les contrats annuels.
- Les augmentations de loyer en mars, selon le type de contrat, varieront de 6,22% (trimestriel) à 33,80% (annuel).
- L’ICL, calculé comme une moyenne entre l’Indice des Prix à la Consommation (IPC) et l’évolution salariale, tend à converger avec l’IPC, qui est désormais la référence pour la majorité des nouveaux contrats.
- Les professionnels de l’immobilier estiment que cette baisse de l’ICL est une conséquence directe du contrôle de l’inflation.
La Banque centrale a publié les chiffres de l’Indice des Contrats de Location (ICL) pour le mois de mars, confirmant une tendance observée depuis plusieurs mois : les hausses de loyer, bien que toujours présentes, montrent des signes de stabilisation, voire d’une légère diminution, en phase avec l’évolution de l’inflation générale.
Concrètement, les locataires dont les contrats prévoient une mise à jour trimestrielle en mars verront leur loyer augmenter de 6,22%. Pour ceux dont les ajustements sont effectués tous les trois mois, l’augmentation sera de 7,95%. Les contrats semestriels subiront une hausse de 12,60%, tandis que les contrats avec révision annuelle atteindront 33,80%. Ces pourcentages sont légèrement inférieurs à ceux enregistrés les mois précédents. En février, les augmentations étaient de 6%, 8,14%, 12,73% et 34,51% respectivement. En janvier, elles s’élevaient à 5,84%, 8,22%, 12,83% et 36,35%.
Pour illustrer l’impact de ces ajustements, un appartement de deux pièces dont le loyer mensuel s’élevait à 307 129 $ (valeur d’origine) passera à 331 545 $ après l’application de l’ajustement trimestriel en mars.
Parallèlement, pour les contrats indexés sur l’Indice des Prix à la Consommation (IPC), les locataires devront prendre en compte un ajustement trimestriel de 8,43%, un ajustement tous les trois mois de 10,92% et un ajustement semestriel de 15,40% pour le mois de mars.
Un marché en transition vers l’IPC
Les acteurs du secteur immobilier soulignent que la baisse de l’ICL est directement liée à la maîtrise de l’inflation.
« L’indice baisse, soutenu par le taux d’inflation. Tout se met en place petit à petit. »
Courtier immobilier (non nommé)
L’ICL est calculé comme la moyenne entre l’IPC et la variation salariale.
Cependant, de moins en moins de contrats sont encore régis par cette modalité d’ajustement. Selon plusieurs agences immobilières, la grande majorité des nouveaux baux sont désormais conclus sur la base de l’IPC. Les contrats restants indexés sur l’ICL « ne donnent plus le ton du marché ».
Mirta Libera, représentante de la Chambre immobilière de la province de Buenos Aires (CIBA), a précisé que les deux indicateurs « commencent presque à se rejoindre ». Elle explique que l’ICL avait un impact plus important par le passé, mais que la diminution de l’inflation et de l’indice de variation des salaires a entraîné une convergence avec l’IPC.
« Petit à petit, cela s’équilibre et l’indice qui mesure directement l’inflation continue de prédominer. »
Mirta Libera, représentante de la CIBA
Actuellement, la plupart des nouveaux contrats sont déjà indexés sur l’IPC, tandis que l’ICL reste une option utilisée dans certains cas spécifiques, lorsque les propriétaires souhaitent obtenir des augmentations légèrement plus élevées. Concernant la fréquence des mises à jour, le schéma quadrimestriel est le plus courant, bien qu’il existe également des contrats trimestriels et semestriels, notamment pour les locaux commerciaux ou en fonction du montant du loyer.