Publié le 16 février 2026 à 15h48. L’Iran a lancé des manœuvres militaires dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le transport du pétrole, en pleine escalade des tensions avec les États-Unis. Ces exercices interviennent alors que les négociations pour un accord nucléaire reprennent, sous l’égide du sultanat d’Oman.
- Le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien a entamé des exercices militaires dans le détroit d’Ormuz.
- Ces manœuvres visent à préparer le CGRI à faire face à d’éventuelles menaces sécuritaires, après le déploiement d’une importante force navale américaine dans la région.
- Téhéran et Washington se préparent à une nouvelle session de négociations à Genève, avec Oman comme médiateur.
Les médias d’État iraniens ont annoncé le début des exercices militaires du CGRI dans le détroit d’Ormuz, ce lundi 16 février 2026, à la veille de nouvelles discussions avec les représentants américains. La durée exacte de ces manœuvres n’a pas été précisée. Selon les informations diffusées, l’objectif est de renforcer la préparation des forces du CGRI face à des menaces potentielles dans cette zone stratégique, après l’envoi d’une force navale américaine significative dans le golfe Persique.
Le détroit d’Ormuz est une voie maritime essentielle, par laquelle transite environ 20 % de la production mondiale de pétrole. Des responsables iraniens ont déjà menacé de le fermer en cas d’attaque américaine contre l’Iran. Ces exercices militaires sont donc perçus comme un signal fort à Washington.
L’exercice est supervisé par le général Mohammad Pakhpour, commandant du CGRI, et vise à améliorer la capacité de réaction rapide de l’organisation. Les États-Unis ont déployé dans la région le porte-avions USS Abraham Lincoln et une escorte, et prévoient l’arrivée prochaine du porte-avions Gerald R. Ford. Le président américain Donald Trump a qualifié ce dispositif de « force opérationnelle massive » destinée à exercer une pression sur l’Iran pour qu’il revienne à la table des négociations.
Les négociations entre Téhéran et Washington, interrompues en juin dernier, ont repris le 6 février à Oman, avec le sultanat jouant un rôle de médiateur. Ces discussions, les premières depuis l’impasse diplomatique, se concentrent sur le programme nucléaire iranien. La reprise du dialogue intervient dans un contexte de tensions régionales exacerbées, notamment par le conflit israélo-iranien et les attaques contre des installations nucléaires iraniennes.
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