Publié le 7 février 2024 14:08:00. L’Iran a mis en garde les États-Unis contre toute attaque directe sur son territoire, menaçant de cibler les bases militaires américaines au Moyen-Orient en représailles. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions régionales persistantes et de désaccords sur le programme balistique iranien.
- L’Iran menace de frapper les bases américaines au Moyen-Orient en cas d’attaque.
- Téhéran assure qu’il ne visera pas les pays voisins, uniquement les installations militaires américaines.
- Le programme de missiles iranien est présenté comme non négociable et purement défensif.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a averti que toute agression américaine se heurterait à une riposte ciblée. S’exprimant en marge du 17e Forum Al Jazeera à Doha, au Qatar, il a déclaré :
« Si les États-Unis attaquent l’Iran, nous attaquerons les bases américaines dans la région car ce sont des cibles facilement accessibles. »
Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères
Selon M. Araghchi, les forces armées iraniennes sont en état d’alerte maximale et prêtes à répondre avec fermeté à toute action hostile. Il a précisé que les représailles iraniennes se limiteraient aux bases militaires américaines situées dans la région, excluant toute attaque contre les pays voisins.
Le ministre a également réaffirmé la position de la République islamique concernant son programme de missiles, qu’il considère comme un élément essentiel de sa défense et non sujet à négociation. Il a souligné qu’il s’agit d’une question purement défensive, indépendante de tout cadre de discussion plus large.
Cette mise en garde intervient alors que les tensions entre l’Iran et les États-Unis restent vives, notamment en raison du programme nucléaire iranien et de son influence régionale. Les deux pays se sont engagés dans des négociations indirectes ces dernières années, mais les progrès ont été limités.
L’Iran a toujours maintenu que son programme de missiles est destiné à dissuader les agressions et à protéger sa sécurité nationale. Il rejette les accusations selon lesquelles il chercherait à développer des armes nucléaires.