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Lyon : Des milliers de personnes assistent à la marche funèbre des militants battus à mort – Macron veut enquêter sur les groupes violents

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Publié le 21 février 2024 21:17:00. Des milliers de personnes ont manifesté à Lyon pour rendre hommage à Quentin Deranque, un militant d’extrême droite décédé après une agression. L’affaire a ravivé les tensions politiques en France et poussé le président Macron à annoncer une révision des groupes violents.

  • Environ 3 200 personnes ont participé à la marche commémorative à Lyon, sécurisée par un important dispositif policier (500 agents).
  • Sept suspects ont été interpellés en lien avec l’agression, dont trois liés à des mouvements de gauche radicale.
  • Emmanuel Macron a ordonné un examen approfondi de tous les groupes activistes violents, avec la possibilité de dissolution pour certains.

La marche en mémoire de Quentin Deranque, un étudiant de 23 ans décédé des suites de blessures à la tête, a rassemblé des participants venus de toute la France et de plusieurs pays européens. L’événement, organisé par divers groupes d’extrême droite et catholiques traditionalistes, s’est déroulé sous haute surveillance, les autorités craignant des affrontements avec des contre-manifestants. Des saluts hitlériens et des insultes racistes ont été signalés pendant le cortège et font l’objet d’une enquête.

L’agression mortelle s’est produite en marge d’un rassemblement de droite qui accompagnait la comparution de Rima Hassan, députée de La France Insoumise (LFI), devant le tribunal. Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime aurait été attaquée par une vingtaine de personnes masquées alors qu’elle tentait de protéger un petit groupe de femmes. Sept personnes ont été arrêtées, dont un assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, co-fondateur du mouvement antifasciste « Jeune Garde ».

Le maire de Lyon, Grégory Doucet (EELV), avait tenté en vain d’interdire la marche, craignant qu’elle ne transforme la ville en « capitale de l’ultra-droite ». La préfecture du Rhône a finalement autorisé l’événement, estimant qu’il était nécessaire de trouver un équilibre entre la liberté d’expression et le risque de troubles à l’ordre public. La préfète Fabienne Buccio a déclaré : « Nous ne tolérerons aucun incident au sein de la manifestation, ni en marge de cette marche. »

Le président Macron a appelé au calme avant la marche et a souligné l’inacceptabilité des milices, « peu importe d’où elles viennent ». Il a annoncé qu’une réunion ministérielle se tiendra la semaine prochaine pour examiner de manière exhaustive tous les groupes activistes violents et envisager des mesures de dissolution si nécessaire. Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité d’une réponse ferme face à la violence : « La violence n’est en aucun cas légitime dans la République. »

Lyon est considérée comme un bastion de l’extrême droite et des groupes antifascistes, avec une histoire d’activisme politique intense. Les services de renseignement français surveillent de près la situation dans la ville, où de nombreux groupes d’extrême droite sont actifs depuis des décennies. Des groupes militants d’extrême gauche ont également émergé ces dernières années en réaction à la montée de l’extrême droite.

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