Exeter Chiefs, vice-championnes de Premiership Women’s Rugby la saison dernière, ambitionnent de retrouver le sommet du classement. Fortes de l’expérience acquise par leurs internationales lors de la récente Coupe du Monde, les joueuses abordent le nouvel exercice avec un optimisme teinté de réalisme, notamment grâce à l’émergence d’une nouvelle génération de talents.
La formation du sud-ouest de l’Angleterre, qui avait manqué le wagon des play-offs pour la première fois en trois saisons l’an passé, s’apprête à relever le défi. La présence de joueuses telles que la néo-zélandaise McKinley Feaunati, revenue de la Coupe du Monde, aux côtés de Claudia Moloney-MacDonald, sélectionnée avec l’Angleterre, et de cinq Canadiennes vice-championnes du monde, constitue un atout majeur.
« Nous avons des filles qui ont joué pour presque tous les pays engagés en Coupe du Monde, et elles reviennent avec leur expérience », confie McKinley Feaunati. « Je suis sûre qu’elles en ont toutes retiré beaucoup, chacune à leur manière. »
Outre ces retours internationaux, Exeter mise également sur la nouvelle vague de jeunes talents. « Nous avons une génération de jeunes filles qui arrivent. Elles sont d’une autre trempe, car elles ont grandi en jouant au rugby », explique Feaunati. « La plupart d’entre nous ont d’abord pratiqué d’autres sports avant de nous lancer dans le rugby, et ces autres disciplines nous ont aidées. Mais ces jeunes filles jouent au touch rugby depuis leur plus jeune âge, elles ont intégré des clubs de rugby dès cinq ans. »
Cette nouvelle génération apporte une énergie et une maîtrise du jeu remarquables, créant un émulation salutaire au sein de l’équipe. « On voit déjà l’impact que cela a sur elles maintenant, car lorsque les universitaires viennent aux entraînements, je me dis qu’il faut que je reste au top de ma forme », admet Feaunati.
McKinley Feaunati appelle enfin les supporters à continuer de soutenir activement l’équipe féminine. « Continuez à nous soutenir, car c’est formidable d’avoir une équipe féminine ici, mais cela ne signifie rien sans soutien. Il faut donc continuer à tout donner pour nous », conclut-elle.