Publié le 17-10-2025 08:08:00. Le salon Made in Asia, grand rendez-vous bruxellois de la pop culture, ouvre ses portes à Brussels Expo avec une offre d’activités toujours plus riche, attirant passionnés de culture japonaise, amateurs de cosplay et curieux de science-fiction. L’événement, qui met un point d’honneur à accueillir des talents uniques, renforce sa position sur la scène européenne.
- La présence d’artistes exclusifs et d’une offre pléthorique d’activités visent à attirer un public toujours plus large.
- Le cosplay, élément central, rassemble une part significative des visiteurs, qui bénéficient d’espaces dédiés et de tarifs réduits.
- Fort de son succès, le salon confirme la vitalité de la communauté pop culture belge et son impact sur la scène européenne.
Avec plus de 350 exposants, les visiteurs de Made in Asia peuvent déambuler parmi les stands d’éditeurs, d’illustrateurs, de boutiques spécialisées, de studios de jeux et d’associations de fans. Les organisateurs mettent l’accent sur l’importance de la présence d’artistes dont les créations sont introuvables ailleurs, afin de maintenir un vif intérêt pour le public.
Le cosplay, cette pratique qui consiste à se costumer en personnage de fiction, constitue une part essentielle de l’identité du salon. Environ un quart des participants foulent les allées de Brussels Expo dans leurs plus beaux atours. Des zones spécifiques leur sont dédiées pour des concours et des séances photo, et un tarif d’entrée réduit leur est accordé.
Mihide, une habituée passionnée de cosplay, témoigne de l’atmosphère singulière qui règne durant l’événement :
« C’est un véritable lieu de retrouvailles, de rencontres et d’échanges entre passionnés. Au fil des années, on a créé une vraie famille propre à Made in Asia. On se revoit ici, on parle des nouveautés, on montre nos créations… Rien ne remplace les interactions réelles qu’on a en convention. »
Elle souligne également le rôle du salon dans la transmission de cette passion auprès des jeunes générations :
« Des jeunes viennent me voir, les yeux brillants, pour demander des conseils sur la manière de réaliser des cosplays. Certains avaient 15 ans à l’époque, et aujourd’hui je les vois porter leurs premières créations. C’est émouvant. »
Pour Mihide, Made in Asia dépasse la simple notion d’événement commercial :
« C’est le grand rendez-vous pour beaucoup d’entre nous. Hors imprévus, on y est toujours, car cela représente énormément pour la communauté belge. L’événement met la Belgique sur la carte du cosplay européen. Même des Français viennent, car Made in Asia compte vraiment dans le milieu. »
Une offre d’activités élargie
Le programme de cette édition s’annonce dense avec une centaine d’activités proposées. Les visiteurs pourront assister à des conférences, participer à des ateliers de dessin, découvrir des démonstrations d’arts martiaux, profiter de projections et de séances de dédicaces. Des espaces dédiés aux familles et aux plus jeunes sont également prévus, garantissant une expérience accessible à tous.
L’objectif des organisateurs est de maintenir une offre diversifiée tout en restant fidèle à la culture japonaise, qui constitue le cœur historique du salon. Pour les amateurs d’autres facettes de la pop culture, des zones spécifiques à la science-fiction et au jeu vidéo sont à leur disposition.
Une croissance continue
Né en 2008 à Bruxelles, le salon Made in Asia a été créé pour répondre à la demande croissante des francophones, dans un paysage des conventions belges alors dominé par FACTS, basé à Gand et orienté vers un public néerlandophone. Les organisateurs avaient alors constaté des approches différentes dans la manière de consommer la pop culture entre Flamands et francophones. Le succès fut immédiat, confirmant la pertinence de cette implantation.
L’événement a su gagner en envergure au fil des ans. La dernière édition a rassemblé quelque 63 000 visiteurs, un chiffre que l’organisation espère dépasser cette année, les premières préventes étant jugées très encourageantes.
Le cosplay, une passion en pleine évolution
Mihide, qui a débuté le cosplay en 2018 après plusieurs années de fréquentation des conventions, témoigne de l’essor rapide de ce mouvement en Belgique. Elle constate une augmentation du nombre de pratiquants et un niveau de qualité élevé, tout en déplorant que la Belgique reste souvent dans l’ombre de pays comme la France ou l’Allemagne, plus riches en événements dédiés. « Beaucoup de petits créateurs belges existent, mais ils ne sont pas toujours mis en avant », regrette-t-elle.
La pratique du cosplay représente un investissement conséquent en temps et en argent. Si un costume « placard », réalisé avec des vêtements du quotidien, peut coûter une centaine d’euros, le recours à des matériaux spécifiques peut rapidement faire grimper la facture à plus de mille euros. Certains projets demandent des semaines, voire des mois de travail. Mihide cite l’exemple de sa dernière armure de Leona, qui lui a demandé 250 heures de confection et plusieurs centaines d’euros. Mais, selon elle, « quand on enfile le costume, on oublie tout : la fierté et le plaisir prennent le dessus. »
Un public fidèle
La fidélité du public est une constante soulignée par les organisateurs. Rémi Lach explique cette fidélisation par une démarche d’amélioration continue :
« Nous réalisons des enquêtes de satisfaction sur place afin d’adapter le contenu des éditions suivantes. »
Les préparatifs démarrent souvent près d’un an à l’avance, notamment pour assurer la venue des invités japonais, dont la logistique et les démarches administratives sont particulièrement complexes. Cette approche méthodique a permis à Made in Asia de consolider sa place comme salon incontournable de la pop culture en Belgique et en Europe, tout en conservant un format accessible.
« C’est important pour nous de proposer une multitude d’activités pour éviter que les files d’attente ne soient trop longues et que les visiteurs ne puissent pas profiter pleinement du moment », conclut Rémi Lach.