Publié le 14 février 2026 à 05h00. Des données issues d’une ancienne mission de la NASA suggèrent l’existence de tunnels souterrains sur Vénus, relançant l’intérêt pour cette planète longtemps considérée comme géologiquement inactive.
- L’analyse d’images radar collectées par la sonde Magellan dans les années 1990 révèle des formations linéaires compatibles avec d’anciens tubes de lave.
- Ces structures potentielles ont été identifiées notamment sur le flanc ouest du volcan Nyx Mons.
- De futures missions, comme EnVision de l’Agence spatiale européenne, devraient permettre de confirmer ces découvertes.
Des données archivées obtenues lors de la mission Magellan, qui a orbité autour de Vénus entre 1990 et 1992, prennent une nouvelle dimension grâce à une étude récente publiée dans la revue Nature Communications. Les scientifiques ont réinterprété ces images radar pour identifier ce qui pourrait être des signes d’anciens tunnels souterrains.
Vénus, enveloppée d’une atmosphère dense, a été principalement étudiée par radar, permettant de cartographier sa surface et d’analyser ses processus internes. L’équipe internationale de chercheurs, dirigée par Lorenzo Bruzzone, de l’Université de Trente, a identifié des motifs linéaires d’effondrement du sol qui ne correspondent pas à de simples irrégularités topographiques.
Ces formations, s’étendant sur des dizaines de kilomètres, présentent des caractéristiques similaires à celles observées sur Terre et sur Mars, associées à l’effondrement des toits d’anciens tubes de lave.
« Notre connaissance de Vénus reste limitée et nous n’avions jamais eu l’occasion d’observer directement les processus qui se produisent sous sa surface. »
Lorenzo Bruzzone, chercheur à l’Université de Trente
L’une des indications les plus probantes se trouve sur le versant ouest de Nyx Mons, une importante structure volcanique vénusienne. L’analyse de cette zone révèle des similitudes frappantes avec les signatures détectées dans les tubes volcaniques de la Lune et de Mars. Les chercheurs estiment que le conduit pourrait s’étendre sur plusieurs kilomètres sous la surface, bien que seule une partie puisse être confirmée avec les données actuelles.
Cette découverte remet en question l’idée reçue selon laquelle Vénus serait une planète géologiquement inactive, une conception qui prévalait également pour Mercure. D’autres preuves récentes suggèrent une activité volcanique plus complexe qu’on ne le pensait auparavant.
Pour valider ces résultats, de nouvelles missions sont essentielles. Parmi elles, EnVision, un projet de l’Agence spatiale européenne, intégrera un radar capable d’explorer le sous-sol vénusien et de compléter les observations initiales de Magellan.
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Par ailleurs, la NASA continue d’étudier des échantillons provenant de l’astéroïde Bennu, dont l’analyse pourrait réécrire l’histoire de l’origine de la vie. De même, l’étude d’un fragment de Mars retrouvé en Afrique pourrait apporter des réponses à des questions que la NASA se pose depuis des décennies, comme le rapporte El Confidencial.