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Manuela Carpio enseigne les « Raíces del alma » à l’ouverture du festival à Villamarta

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Jerez de la Frontera, le 20 février 2026. Le 30ème Festival de Jerez de flamenco a levé son rideau avec une programmation riche et diversifiée, mettant en lumière à la fois les figures établies et les talents émergents de cet art andalou.

  • Manuela Carpio a inauguré le festival avec sa création « Racines de l’âme », explorant l’essence gitane de sa danse.
  • Le week-end d’ouverture propose également des premières, dont le récital de guitare de Santiago Lara et la performance de Farru avec « Naturel ».
  • Plusieurs autres artistes de renom, tels que Niño Reyes, Olga Pericet et Arcángel, sont également à l’affiche.

Manuela Carpio, figure emblématique du flamenco, a présenté « Racines de l’âme » au Théâtre Villamarta. La danseuse a expliqué que son spectacle est une exploration de ses origines et de l’identité gitane qui imprègne son art.

« Chacun de nous vient d’une racine. »

Manuela Carpio, danseuse

Elle a précisé que la performance évoluerait d’une ambiance lente et introspective vers une énergie plus vibrante. Carpio sera accompagnée sur scène par Saray García, Rocío Marín et Susana Casas, ainsi que par des invités prestigieux tels que Tomasa La Macanita, José Valencia, Barullo, El Tolo, Angelita Montoya et Anabel Valencia. La musique sera assurée par José Gálvez et Juan Requena à la guitare, Enrique El Extremeño, Miguel Lavi et Manuel de Tañé au chant, et Torombo et José Manuel Ramos « Oruco » aux percussions.

Le festival a également mis en avant la nouvelle génération de danseurs. Niño Reyes a présenté « Retour au soleil » à la Sala Compañía, une œuvre qu’il décrit comme un retour aux sources de sa passion pour le flamenco.

« Cela remonte un peu à mon enfance, à ce qui m’a fait tomber amoureux de cet art. »

Niño Reyes, danseur

Il a souligné que ce spectacle, bien que profondément enraciné dans la tradition, reflète la vision de sa génération. Sur scène, Reyes sera accompagné par Antonio Luque « Canito » au chant, Kilino Jiménez à la guitare et Lucky Losada aux percussions.

Le Nouveau Ballet Espagnol d’Ángel Rojas a offert une perspective contemporaine avec « Des frontières dans les airs », deuxième volet de sa trilogie « Géographie flamande de la pensée ». Ce spectacle aborde le thème sensible de la migration de l’Afrique vers l’Europe, à travers l’histoire de différents migrants incarnée par les douze danseurs de la compagnie. La musique, signée José Ruiz « Bandolero » et Joni Jiménez, se mêle aux chants d’Alana Sinkey, originaire de Guinée, créant une fusion unique des cultures africaine et flamenco.

Le guitariste de Jerez, Santiago Lara, a présenté son récital « Solo de guitarra » aux Musées d’Atalaya. Un projet qu’il a mûri au fil des années, et qu’il aborde avec une nouvelle maturité artistique. Il a souligné la difficulté de la guitare de concert et la nécessité d’un apprentissage constant. Son répertoire comprendra des morceaux issus de ses précédents albums ainsi que des créations originales, explorant les rythmes des seguiriyas et des tarantas.

Farru a dévoilé « Naturel » à la Sala Compañía, une performance qu’il prépare depuis des décennies. L’artiste a insisté sur son désir de rester fidèle à son essence et à son style.

« Je me prépare à être le plus naturel possible depuis que je me souviens. »

Farru, danseur

Il sera accompagné sur scène par José Gálvez à la guitare, Ezequiel Montoya au chant, Lolo aux percussions et Rafael de Utrera en tant qu’invité.

Enfin, Olga Pericet a présenté « L’affaire Pericet », deuxième chapitre de sa trilogie dédiée aux guitares du luthier Antonio de Torres. Ce spectacle marque un tournant vers l’obscurité et l’introspection, explorant les entrailles de l’instrument et son silence. Elle sera accompagnée du danseur et chorégraphe de danse contemporaine Daniel Abreu, offrant une performance originale et transgressive.

Le chanteur Arcángel a clôturé la journée aux Musées d’Atalaya avec « Alphabet flamand », un spectacle où il revisite les classiques du flamenco et rend hommage aux figures emblématiques de cet art. Il sera accompagné par Francis Gomez et Benito Bernal à la guitare, Lito aux percussions et Los Melis aux chœurs et aux palmas.

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