Un événement latino somptueux, incluant une vidéo générée par l’intelligence artificielle montrant Donald Trump dansant sur un air vénézuélien, a eu lieu au club privé Mar-a-Lago, quelques jours seulement après les critiques acerbes de l’ancien président envers la prestation de Bad Bunny lors du Super Bowl.
Le gala, baptisé « Gala de la prospérité hispanique », s’est tenu le 10 février et a accueilli le président argentin Javier Milei, qualifié par Trump de « président préféré », en tant que conférencier principal. Milei a d’ailleurs profité de son discours pour saluer le mouvement MAGA.
Cette manifestation d’ouverture contraste fortement avec les propos tenus par Trump sur le spectacle de la mi-temps du Super Bowl. L’ancien président avait fustigé la performance de Bad Bunny, affirmant sur son réseau social Truth Social : « Le spectacle de la mi-temps du Super Bowl est absolument terrible, l’un des pires de tous les temps ! Cela n’a aucun sens, c’est un affront à la grandeur de l’Amérique et ne représente pas nos normes de réussite, de créativité ou d’excellence. »
La vidéo diffusée à Mar-a-Lago, créée par intelligence artificielle, montre un Donald Trump torse nu dansant aux côtés de dirigeants autoritaires tels que Vladimir Poutine et Xi Jinping. Des séquences montrent également Trump dansant devant la Maison Blanche, sur une chanson composée après une opération fictive d’enlèvement de l’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro.
L’événement, organisé en partenariat entre Latino Wall Street et l’America First Policy Institute, a rassemblé plusieurs personnalités influentes du monde politique et culturel. Parmi les invités figuraient Rudy Giuliani, Roger Stone, Mike Flynn, ainsi que le lauréat d’un Latin Grammy, Nacho, et l’ambassadeur américain en Argentine, Peter Lamelas.
Des photos de l’événement montrent des centaines d’invités élégamment vêtus défilant sur un tapis rouge et se mêlant au bord de la piscine de Mar-a-Lago, où deux femmes déguisées en sirènes posaient pour les photographes.
Cet événement intervient alors que Donald Trump semble perdre du terrain auprès de l’électorat latino-américain, qui s’est massivement tourné vers le président actuel lors des élections de 2024.