Home International méfiance et ce qu’il pensait de Donald Trump

méfiance et ce qu’il pensait de Donald Trump

0 comments 30 views

Publié le 26 février 2026 04:56:00. Une opération militaire américaine audacieuse a mis fin au règne de Nicolás Maduro au Venezuela, le surprenant alors qu’il s’apprêtait à négocier une sortie de crise avec l’administration Trump, selon des révélations du New York Times.

L’arrestation de Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, le 3 janvier dernier, lors d’un raid nocturne mené par les forces américaines, a ouvert la voie à une influence accrue des États-Unis sur l’avenir du Venezuela. Maduro et Flores sont actuellement détenus à New York, accusés de trafic de drogue, et ont plaidé non coupables.

Selon le New York Times, Maduro avait mal interprété les signaux de la Maison Blanche dans les semaines précédant l’opération, qu’il considérait comme une opportunité de négocier une solution politique. Il avait même passé un appel téléphonique avec le président Donald Trump le 21 novembre 2025, une conversation directe et unique selon le journal.

« Vous avez une voix forte », lui a dit Trump, selon quatre sources proches de cet échange.

Donald Trump, président des États-Unis

Maduro aurait répondu, par l’intermédiaire d’un traducteur, que le président américain serait encore plus impressionné s’il le rencontrait en personne. Trump l’aurait alors invité à Washington, une proposition que Maduro a refusée par crainte d’un piège, suggérant une rencontre dans un lieu neutre, une option que Trump a également écartée. L’appel s’est terminé sans accord ni menace explicite.

Malgré le déploiement d’une importante force navale et aérienne américaine dans les Caraïbes, Maduro aurait continué de croire que Trump n’attaquerait pas le Venezuela, estimant qu’il restait une marge de négociation. Il a renforcé cette conviction après l’appel téléphonique, interprétant le ton cordial de Trump comme un signe de bonne volonté.

Cependant, l’administration Trump, de son côté, estimait que Maduro ne prenait pas au sérieux l’ultimatum de quitter le pouvoir. Cette divergence de perception a conduit à l’offensive militaire du 3 janvier. Quelques jours après l’appel téléphonique, Maduro a reçu un message direct, relayé par l’homme d’affaires brésilien Joesley Batista, lui demandant de démissionner immédiatement. Le département du Trésor américain bloque actuellement l’accès de Maduro aux fonds nécessaires pour payer ses frais de défense, ce qui, selon son avocat, pourrait porter atteinte à son droit constitutionnel à un avocat.

En parallèle, Maduro se méfiait de plus en plus de sa vice-présidente, Delcy Rodríguez, qu’il considérait comme trop pragmatique et qui avait consolidé son pouvoir en cumulant les fonctions de vice-présidente, ministre du Pétrole et ministre des Finances. Il craignait également des infiltrations au sein du gouvernement et des forces armées, limitant ses apparitions publiques et préférant des messages préenregistrés.

Après la capture de Maduro, Delcy Rodríguez a assumé la présidence par intérim. Les responsables américains l’ont avertie que le Pentagone lancerait des frappes plus larges si le Venezuela ne coopérait pas. Après avoir obtenu la confirmation que Maduro était toujours en vie, elle a accepté et s’est rendue à Caracas.

Selon le New York Times, Maduro n’a jamais accepté que Trump le considère personnellement comme le problème principal, pensant qu’il s’agissait simplement de trouver le butin économique que Trump recherchait réellement.

*Avec des informations de l’Agence France-Presse.

LAURA NATHALIE QUINTERO.

DERNIÈRES NOUVELLES ÉDITORIALES.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.