Home Divertissement Mgr Eusebio Ramos, président de l’épiscopat portoricain, à propos de la performance de Bad Bunny au Super Bowl : « Ses paroles ont touché les cœurs »

Mgr Eusebio Ramos, président de l’épiscopat portoricain, à propos de la performance de Bad Bunny au Super Bowl : « Ses paroles ont touché les cœurs »

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Publié le 2026-02-11 23:07:00. La prestation de Bad Bunny lors du Super Bowl, en grande partie en espagnol et porteuse d’un message de fraternité, a suscité des réactions contrastées, de l’enthousiasme de l’Église catholique portoricaine aux critiques acerbes de Donald Trump.

  • La performance de Bad Bunny, durant la mi-temps du Super Bowl, a été entièrement en espagnol et a abordé des thèmes sociaux importants pour Porto Rico.
  • Mgr Eusebio Ramos Morales, évêque de Caguas, a salué la prestation, y voyant un appel à l’amour et à la fraternité.
  • L’ancien président américain Donald Trump a qualifié le spectacle de « terrible ».

La prestation du chanteur portoricain Bad Bunny, véritable phénomène de la musique urbaine latine, a marqué le Super Bowl, la finale du championnat de football américain. Au-delà de l’événement sportif, le spectacle a rapidement fait l’objet d’une vive discussion, notamment en raison du choix de l’artiste de chanter exclusivement en espagnol et d’aborder des questions sensibles liées à Porto Rico et à l’immigration.

Bad Bunny, de son vrai nom Benito Antonio Martínez Ocasio, a utilisé sa scène pour dénoncer certaines réalités vécues par Porto Rico, territoire non incorporé des États-Unis. Il a notamment prononcé la phrase :

« Que Dieu bénisse l’Amérique »

Bad Bunny

, suivie d’une liste de pays d’Amérique latine. Derrière lui, une inscription en anglais affichait :

« La seule chose plus puissante que la haine, c’est l’amour »

Bad Bunny

. Cette performance a été perçue par certains comme un acte de résistance et un appel à l’unité.

La réaction la plus notable est venue de Mgr Eusebio Ramos Morales, évêque de Caguas et président de la Conférence épiscopale de Porto Rico. Contre toute attente, l’évêque a exprimé son approbation, citant un verset de l’Évangile de Luc :

« Je vous dis que s’ils se taisent, les pierres crieront. »

Mgr Eusebio Ramos Morales

. Cette prise de position est d’autant plus surprenante que l’Église portoricaine a souvent critiqué les artistes de reggaeton, genre musical dont Porto Rico est considéré comme la capitale mondiale, pour leurs paroles jugées parfois violentes ou sexistes.

« Il est vrai que l’on peut avoir des réserves sur le genre musical, et je ne cache pas que je ne l’approuve pas personnellement, mais entendre la voix d’un jeune homme qui propose un langage d’amour nous remplit de joie », a expliqué Mgr Ramos dans un entretien à l’ Agence SIR. « Les paroles de Benito ont touché le cœur, rappelé des valeurs chrétiennes comme la fraternité et la primauté de l’amour. Cela nous donne de l’espoir d’entendre un message de quelqu’un qui, à une époque où l’ordre mondial est fragilisé, nous invite à abattre les murs et à interpeller les consciences. »

L’évêque a également abordé la question des migrants, soulignant que Bad Bunny, à travers son art, rappelle la dignité de chaque être humain.

« La vague actuelle d’expulsions ne prend pas en compte cette dignité. »

Mgr Eusebio Ramos Morales

. Il a relativisé la réaction de Donald Trump, la qualifiant de prévisible : « Cela ne m’a pas surpris, c’est son style. »

Mgr Ramos a insisté sur l’importance de reconnaître l’unité au sein de la communauté américaine, malgré les différences de langues et de cultures. Il a également rappelé la situation particulière de Porto Rico, qui subit, selon lui, une forme de colonialisme depuis 125 ans.

« Les États-Unis sont l’interlocuteur privilégié, nous, les Portoricains sommes à un niveau inférieur. Une relation injuste contaminée par le péché. »

Mgr Eusebio Ramos Morales

. Malgré cette situation, l’évêque a affirmé que Porto Rico a su préserver son identité et sa culture, et que la prestation de Bad Bunny a contribué à la faire rayonner.

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